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Des habitudes à changer pour minimiser les impacts de la réfection du pont-tunnel La Fontaine

Le ministère des Transports du Québec reconnaît que le projet de réfection du pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine causera des entraves sur un réseau routier déjà chargé, mais il veut tout faire pour en minimiser les impacts.

C’est l’essentiel du message que souhaitaient livrer ses représentants, mardi, lors de l’annonce de ces travaux évalués à au moins 1 milliard de dollars sur quatre ans, qui doivent débuter à la fin de 2019.

L’aménagement de voies réservées, des stationnements incitatifs et des quais d’autobus additionnels au métro Radisson, pour accueillir les usagers du transport en commun, font partie des mesures d’atténuation qui seront mises en place.

Mais pour que ces mesures soient efficaces, beaucoup d'automobilistes devront les adopter. « On va compter sur un transfert modal », a admis le directeur des projets des tunnels et des autoroutes de la métropole pour le ministère, Alexandre Debs.

« C’est pour ça qu’on veut les mettre en place avant le projet, pour peut-être changer les comportements des gens », a expliqué la sous-ministre adjointe aux grands projets, Marie-France Bérard.

Un élargissement de l’autoroute 20, en direction de Montréal, est l’un des scénarios étudiés pour créer l’espace nécessaire à des voies réservées au transport collectif.

Le ministère assure que le tunnel ne sera jamais complètement fermé pendant les travaux. « On pense y arriver en gardant toujours deux voies de circulation, le jour aux heures de pointe. Si c’est mieux, tant mieux », a dit M. Debs, sans toutefois pouvoir donner plus de précisions.

Les travaux débuteront lorsque ceux sur le corridor du pont Champlain seront complétés.

Les entraves majeures à la circulation devraient durer pendant deux ans, alors que l’impact devrait être moindre lors des deux années suivantes, notamment parce que plus de travaux seront réalisés en dehors des voies de circulation.

Des travaux en mode CCF

Le projet sera réalisé en mode « conception-construction-financement », ce qui signifie que l’entreprise ou le consortium choisi par appel d’offres ne sera pas responsable de l’entretien et de l’exploitation de l’ouvrage. De cette manière, il y aura aussi partage des risques, a expliqué M. Debs.

Le ministère des Transports assure qu’il n’est pas question d’imposer un péage pour emprunter le pont-tunnel.

Ce projet majeur comprend la réfection de la chaussée à l’intérieur du tunnel, la réparation des murs et de la voûte et le remplacement de la chape de béton.

« On vise également la modernisation des équipements d’exploitation, tant au niveau de la ventilation, au niveau du drainage, au niveau de la surveillance et de l’éclairage, et une protection accrue contre les incendies de grande puissance », ce qui permettra de supporter une température de 1200 degrés Celsius pendant deux heures, a précisé Mme Bérard.

Il est aussi prévu de reconstruire les dalles de béton de l’autoroute 25, dans les deux directions, de part et d’autre du tunnel, entre l’île Charron et l’échangeur Sherbrooke.

Le pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine a 50 ans cette année. Quelque 120 000 véhicules l’empruntent chaque jour, dont 15 000 camions.

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