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Des idées et des inquiétudes quant à l'avenir de l'aéroport de Saint-Jean-sur-Richelieu

Saint-Jean-sur-Richelieu veut connaître l'avis de ses citoyens sur le développement de son aéroport. Même si la Ville ne mise pas sur les écoles de pilotage, des citoyens s'inquiètent de leur arrivée possible et des nuisances sonores qu'elles pourraient engendrer.

Un texte de Marie-France Bélanger

Les consultations publiques, amorcées samedi, se poursuivent en ligne sur le site Internet de la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu, jusqu'au 17 mars. Un comité consultatif, mis sur pied par la municipalité, fera ensuite des recommandations aux élus qui prendront position sur la stratégie de développement de l'aéroport, plus tard cette année.

Une journée porte ouverte s'est tenue samedi dans le hangar de l'aéroport de Saint-Jean, inauguré en 1940, qui appartient à la ville depuis 2004 après lui avoir été cédé par le gouvernement fédéral. On y retrouve trois pistes ainsi qu'une tour où travaillent des contrôleurs aériens de Nav Canada, la société qui possède et exploite le système de navigation aérienne civile du Canada.

« On est une des cinq municipalités au Québec qui a une tour de contrôle et donc des installations majeures », souligne le maire de Saint-Jean-sur-Richelieu, Michel Fecteau.

Le pilote Normand Pronovost ne tarit pas d'éloges au sujet de l'aéroport johannais, un site de qualité qui détonne avec ce que l'on voit ailleurs. « Au Québec, c'est un peu le tiers-monde en matière d'aviation. Souvent, les aéroports sont laissés à l'abandon », dit-il.

La Ville souhaite donc développer davantage son aéroport qui enregistre quelque 40 000 déplacements d'appareils annuellement. Le but : en faire un véritable moteur économique en profitant de sa situation géographique privilégiée.

On est proche des lignes américaines. On est dans l'axe de deux corridors de commerce importants, soit Montréal-New York et Montréal-Boston.

Michel Fecteau, maire de Saint-Jean-sur-Richelieu

Pour l'instant, toutes les options sont sur la table, ajoute le maire Fecteau.

Cela dit, Saint-Jean-sur-Richelieu mise tout particulièrement sur les entreprises reliées à l'aviation pour occuper les locaux disponibles dans les bâtiments aéroportuaires.

Inquiétudes de citoyens

Même si la Ville précise que les écoles de pilotage, sans être exclues, ne constituent pas une option privilégiée, des citoyens, comme Normand Faucher, redoutent une recrudescence des nuisances sonores liées à leur présence. « Beaucoup d'avions nous passent à 150 pieds [45 mètres, NDLR] au-dessus de la tête », dit-il, ajoutant que les fenêtres vibrent lors du passage d'hélicoptères.

Présentement, il n'y a pas d'école de pilotage sur le site de l'aéroport de Saint-Jean-sur-Richelieu. Le comité de citoyens Vigilance aéroport St-Jean, qui compte une centaine de membres actifs, souhaite qu'il en demeure ainsi. Pour son président, Raymond Boucher, l'aéroport de Saint-Jean n'est tout simplement pas adapté pour accueillir des écoles de pilotage, comme le fait l'aéroport de Saint-Hubert.

Ici, la distance avec les zones résidentielles, c'est 1250 pieds [environ 380 mètres, NDLR]. Alors qu'à Saint-Hubert, c'est 2500 pieds [environ 760 mètres]. Il n’y a aucun autre endroit où les zones résidentielles sont aussi proches.

Raymond Boucher, président du comité de citoyens Vigilance aéroport St-Jean

Et malgré cette plus grande distance à Saint-Hubert entre les pistes et les résidences, des citoyens ont intenté un recours collectif, rappelle Raymond Boucher.

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