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Des investissements demandés pour les piétons et les cyclistes

Une coalition de 12 organismes faisant la promotion de la mobilité durable, de la santé publique et de l'environnement demande à Québec et aux municipalités d'investir davantage dans les infrastructures pour les piétons et les cyclistes. Elle réclame qu'au moins 5 % des montants investis dans les projets routiers soient consacrés au transport actif.

Cette coalition avance que l'aménagement de plus d'endroits sécuritaires destinés à la marche et au vélo permettrait de façon simple et efficace de diminuer à la fois les problèmes de congestion routière et l'incidence de maladies chroniques.

« Les gens qui font du transport actif vont contribuer à la diminution de la pollution, contribuer à la diminution de l'obésité, contribuer à la diminution des maladies cardiaques et des gaz à effet de serre », explique le président de l'Association des médecins d'urgence du Québec, Bernard Mathieu.

La coalition suggère notamment la construction de plus de pistes cyclables séparées des voies automobiles ainsi que de trottoirs ou de passerelles aux endroits où cela est nécessaire.

Elle demande également, pour les piétons et les cyclistes, la sécurisation des intersections à fort débit de circulation, l'aménagement de dispositifs permettant de diminuer la vitesse des véhicules ainsi que la révision du Code de la sécurité routière afin de donner « la priorité aux usagers vulnérables ».

« On sait que les aménagements urbains conditionnent les comportements, il est donc essentiel qu'ils fassent partie intégrante de la solution », affirme Véronique Fournier, directrice générale du Centre d'écologie urbaine de Montréal.

De l'argent disponible

La coalition ne croit pas que l'austérité financière dans laquelle le Québec est plongé depuis quelques années soit un frein à ses propositions, car l'argent qui est alloué aux infrastructures ne manque pas, dit-elle.

« Il y a eu l'austérité à peu près dans tous les domaines, sauf qu'en transport, on se permet encore de dépenser 650 millions pour 8 kilomètres de l'autoroute 19 [à Laval], 4 milliards pour un échangeur [à Montréal], et il y a très peu pour les piétons et les vélos », note le porte-parole de l'organisme Piétons Québec, Félix Gravel.

La coalition avoue que ses suggestions pourraient entraîner des répercussions négatives sur les automobilistes. Elle pense toutefois que la société « a des choix à faire », et qu'il deviendra d'ailleurs un jour inévitable de s'attaquer à la question du nombre de voitures qui circulent dans les rues.

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