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Des locaux plus modernes et plus grands pour le Centre de la reproduction du CUSM

La clinique de fertilité du Centre hospitalier universitaire de santé McGill (CUSM) a emménagé mardi dans ses nouveaux locaux.

Après 20 ans à l’Hôpital Royal-Victoria, le Centre de la reproduction occupe maintenant un espace deux fois plus grand, à la fine pointe de la technologie. Et l’aménagement n’a pas été compliqué, puisque l’endroit a abrité la clinique de procréation assistée du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) jusqu’en juin dernier.

L’installation comprend 12 salles de consultations, 5 salles d’examens et d’échographie et un laboratoire d’embryologie. Une équipe de 6 médecins spécialisés en fertilité reçoivent de 100 à 250 patientes par jour, pour différents traitements.

Le directeur médical du centre, le docteur William Buckett, affirme que l’environnement est plus propice à la recherche et plus agréable pour les couples qui viennent consulter. Il faut dire que le centre du CUSM est le plus grand centre de fertilité public au Québec.

Elisa Meliton a eu recours à la fécondation in vitro dans l’ancienne clinique du CUSM. Son fils, Christian, est né après trois cycles de fécondation. La visite des lieux lui fait vivre toutes sortes d’émotions. « Je regarde ces femmes et je sais ce qu’elles ressentent. »

Conséquences de la loi 20

Un paradoxe toutefois : la clinique double sa superficie, au moment où les effets de la loi 20 se font sentir.

En effet, depuis novembre 2015, le gouvernement du Québec a mis fin à la gratuité du programme de procréation assistée, et l’a remplacé par un système de crédit d’impôt pour les familles à faible revenu. À cela s’ajoutent de nombreux critères d’admissibilité.

Selon le docteur Buckett, le nombre de fécondations in vitro a chuté de moitié depuis l’entrée en vigueur de la loi. « Au cours des dernières années, on en réalisait 2500 par an. Cette année, ça tournera plutôt autour de 800 », constate-t-il.

Le directeur médical de la clinique du CUSM ajoute que les patientes posent beaucoup de questions sur le coût de la fécondation in vitro, qui peut atteindre de 8000 $ à 15 000 $ par cycle. Mais, selon lui, le programme était trop généreux à la base.

Il espère toutefois que Québec fasse quelques modifications au programme actuel. « J’ai espoir qu’on trouve un juste milieu », dit-il.

Quant à Elisa Meliton, elle s’apprête à revenir à la nouvelle clinique dès vendredi. Au moment de ses premières démarches, elle et son conjoint ont fait conserver deux embryons, dans les cuves du CUSM.

Ils caressent maintenant le projet d’avoir un deuxième enfant. « On va venir rencontrer le médecin pour voir ce qui est possible », confie-t-elle, les yeux brillants.

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