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Des Montréalais indemnisés pour le bruit causé par la réfection de l'A-720

Mieux vaut tard que jamais : les résidents du centre-ville de Montréal qui ont dû composer avec le bruit excessif résultant de la réfection de l'autoroute Ville-Marie, il y a 20 ans, peuvent finalement réclamer une compensation.

La firme Trudel, Johnston & Lespérance a rappelé mardi par communiqué que le juge Gérard Dugré, de la Cour supérieure du Québec, avait approuvé un règlement pouvant aller jusqu'à 3,5 millions de dollars pour les Montréalais qui habitaient près du chantier entre 1998 et 2000, et que la période de réclamation avait officiellement commencé.

Ainsi, toutes les personnes qui résidaient à moins de 350 mètres au sud et à 170 mètres au nord de l'A-720, entre les rues Guy et De Carillon, ont jusqu'au 28 mai pour réclamer leur indemnité auprès du cabinet d'avocats.

Trudel, Johnston & Lespérance estime qu'entre 15 % et 30 % des membres du recours collectif réclameront leur dû. Le montant versé à chacun dépendra du nombre total de réclamations.

« Dans l'une des zones les plus touchées, une famille de deux personnes pourrait recevoir une indemnité allant jusqu'à 5560 $ si 15 % des membres réclament, ou jusqu'à 3460 $ si le taux de réclamation est de 25 % », explique-t-on dans le communiqué.

L'autoroute Ville-Marie relie l'échangeur Turcot, à l'ouest, au pont Jacques-Cartier, à l'est. La première section de l'autoroute – celle visée par le règlement – a été inaugurée en 1972.

Le recours collectif avait été déposé par Peter Krantz, un résident de Westmount excédé par les travaux, qui a entamé des démarches judiciaires en février 2001.

Les procédures auront duré presque 17 ans. Elles se sont soldées par un règlement signé en novembre dernier entre les avocats de M. Krantz et la partie défenderesse, composée du Procureur général du Québec, des Entreprises Claude Chagnon, des Grands Travaux Soter et de Construction DJL.

Les opérations de ces entrepreneurs – qui se déroulaient parfois sept jours par semaine, 24 heures sur 24 –  avaient été particulièrement pénibles pour les résidents du sud-ouest de Montréal et du centre-ville.

« L'institution de ce recours collectif a provoqué l'installation de barrières sonores permanentes le long des autoroutes et l'érection de barrières sonores temporaires lorsque des travaux de construction sont effectués dans des zones résidentielles », se réjouit Trudel, Johnston & Lespérance dans son communiqué de mardi, précisant toutefois que la requête a échoué à réduire les niveaux actuels de bruit « sérieusement dérangeant » résultant des travaux de construction de l'échangeur Turcot.

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