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Des mots qui font mal : une oeuvre dérange au CHUM

La mosaïque du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) attire les regards. Cette œuvre d'art, qui s'étend sur plusieurs étages de l'hôpital de la métropole, est constituée de milliers de mots lisibles depuis l'intérieur du bâtiment. Certains d'entre eux font sourciller.

Des mots comme « Hécatombe » ou « cercueil » sont visibles sur cette mosaïque, notamment au département d’oncologie. Des patients y sont troublés par certains termes.

Des patientes ont dénoncé la création sur les réseaux sociaux. Le CHUM admet que ces mots n’y ont pas leur place.

« L’œuvre au complet compte 15 000 mots répartis du huitième au seizième étage. Les mots [choisis par les artistes] peuvent se retrouver à divers endroits, dans ce cas-ci, nous comprenons que l’endroit où ils apparaissent n’est pas approprié », indique le CHUM.

Les artistes auteurs de cet œuvre sont Mathieu Doyon et Simon Rivest. Sur Facebook, ils affirment que les mots doivent refléter la vie des patients et qu'ils ont été soigneusement choisis.

Ils reconnaissent toutefois qu’« une série de mots a échappé à notre vigilance. Nous sommes parfaitement conscients que ces mots ont pu troubler certaines personnes, qui se trouvaient déjà dans une situation difficile. Nous en sommes vraiment désolés. »

Les artistes affirment que les mots qui dérangent seront remplacés le plus rapidement possible.

D'après le reportage de Marie-Laurence Delainey

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