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Des policiers forcent l'ouverture du palais de justice de Montréal

Les policiers de Montréal ont forcé les piquets de grève du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) pour permettre aux gens d'accéder au palais de justice de la métropole québécoise.

Des dizaines de grévistes bloquaient les entrées du palais de justice de Montréal pendant que des centaines de personnes attendaient sur le trottoir pour accéder au bâtiment.

Les constables spéciaux observaient la scène depuis l'intérieur de l'immeuble de la rue Saint-Antoine au centre-ville de Montréal.

Le président du SFPQ avait indiqué que ses membres allaient bloquer l'accès à l'édifice le plus longtemps possible. Il avait précisé que les gens affectés aux services essentiels étaient autorisés à entrer au palais de justice, bien qu'un juge se soit fait refuser l'accès à l'immeuble.

La manifestation se déroulait sous haute surveillance policière. Une trentaine de voitures de patrouille du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) étaient sur place pendant que la manifestation se déroulait dans le calme.

Les policiers sont finalement intervenus pour forcer l'entrée du palais de justice.

Dans la capitale provinciale, des policiers de la Ville de Québec ont également forcé des piquets de grève. Des agents ont ouvert un corridor au milieu d'un piquet de grève afin de permettre à des professionnels de la Société des alcools du Québec (SAQ) - qui ne sont pas en grève - de rentrer au travail.

Les policiers québécois avaient fait la même chose au ministère des Affaires municipales, un peu plus tôt dans la journée.

Quelque 125 000 syndiqués participent à une journée de grève dans le cadre de la série de grèves tournantes organisées par le Front commun du milieu de la santé, de l'éducation et de la fonction publique.

Laissez les gens circuler, dit Philippe Couillard

Pour le premier ministre Couillard, il est « légitime » que les gens manifestent, mais il ne faut pas pour autant empêcher les gens de vaquer à leurs occupations quotidiennes dit-il. « Il faut laisser les gens circuler, laisser les gens avoir accès aux édifices publics et c'est là que la patience de la population risque d'être mise à rude épreuve », a déclaré le premier ministre.

D'ajouter M. Couillard : « Je fais appel au sens des responsabilités des dirigeants syndicaux, je pense que tout le monde remarque qu'ils manifestent. [...] C'est pas le gouvernement qui est pénalisé, c'est la population. »

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