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Des politiciens et des artistes soutiennent Ali et les princes de la rue

Le 23 août prochain, une quinzaine de personnalités publiques monteront sur le ring pour soutenir financièrement l'organisme Ali et les princes de la rue qui vient en aide, grâce à la boxe, à des jeunes provenant de milieux défavorisés.

Avec comme tête d’affiche le premier ministre Justin Trudeau qui fera office d’entraîneur lors de cette soirée, de nombreux politiciens et artistes ont accepté la main tendue de l’ancien boxeur et combattant extrême Ali Nestor, fondateur de l’organisme.

Ils se succéderont tour à tour pour une petite séance de boxe avec Nestor lors de l’événement 12 rounds d’espoir pour les princes qui se déroulera à la TOHU.

L’objectif est de collecter des fonds pour L’École de la relève, un établissement d’enseignement fondé en 2010 et destiné aux jeunes de 16 à 25 ans qui ont des troubles d’apprentissage. L’école vient tout juste de recevoir son brevet d’enseignement.

« C’est pour aider l’école ici à grandir et à offrir de meilleurs services à nos jeunes de la dernière chance. Ce n’est pas une école ordinaire, c’est une école de la dernière chance pour nos jeunes. Ça leur donne l’espoir de se réinsérer correctement », a estimé la mairesse de l’arrondissement Villeray–Saint-Michel-Parc-Extension, Anie Samson, qui enfilera les gants pour l’occasion.

L’humoriste Neev sera également de la fête.

« J’ai besoin d’entraînement apparemment. Pas apparemment, j’ai besoin d’entraînement. Je ne me bats pas dans la vie, je suis drôle, je fais des câlins, je n’ai pas l’habitude de me battre. Mais je vais leur montrer c’est qui le boss », a-t-il ajouté, pince-sans-rire.

L’École de la relève est le premier programme d’immersion-sport-études à recevoir le brevet officiel du ministère de l’Éducation du Québec.

Parmi les invités de marque pour ce gala de boxe, on compte la ministre du Patrimoine du Canada, Mélanie Joly, l’animatrice Isabelle Maréchal, la chanteuse Marie-Élaine Thibert et le journaliste de Radio-Canada Sports Robert Frosi.

Un lourd passé

Lui-même issu d’un milieu difficile, membre d’un gang de rue à une certaine époque, Ali Nestor a parcouru un long chemin avant de mettre sur pied son école de boxe en 2001.

« Dans sa famille, c’était insoutenable, a expliqué son ami de longue date, Dan Bigras. C’est sorti en colère […] Il a décidé de tourner ça [le poing] en positif. Il a eu une très belle carrière professionnelle en MMA (arts martiaux mixtes) et en boxe, une double carrière, sans jamais négliger son école, ce qui est très, très rare. »

« Un jour, il s’est fait arrêter. Il a toujours dit que c’était la meilleure chose qu’il lui soit arrivé parce qu’une fois arrêté, tu es obligé de t’asseoir et de réfléchir », a poursuivi Bigras.

Peu de temps après, Nestor a eu l’idée de sortir les jeunes du pétrin en leur permettant de canaliser leur agressivité dans un sport bien encadré.

« Il veut donner un chemin, une sorte de solution, une sorte d’outil que lui n’avait pas quand il était jeune. Tu as le droit à ta colère […]. Ici, la violence est permise, balisée. Mais c’est de la fausse violence parce qu’elle ne fait aucune victime, là est toute la différence. Ici, on se donne des coups, mais on se donne des becs après », a renchéri Bigras.

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