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Des Québécois inventent une chambre hyperbare portable

Le Groupe médical Gaumond de Montréal est parvenu à créer un caisson hyperbare portable qui permettra à des patients d'avoir accès à l'oxygénothérapie, peu importe où ils se trouvent.

Un texte de Vincent Maisonneuve

Pour voir la vidéo à l'aide de votre appareil mobile, cliquez ici.

Claude Gaumond s'est lancé le défi de créer une chambre hyperbare assez petite pour entrer dans une camionnette. « Je savais que l'hyperbare avait des avantages », dit-il.

L'oxygénothérapie hyperbare est un traitement qui favorise la guérison de certains problèmes de santé, comme l'anémie, l'infection des os, l'embolie ou les brûlures. La thérapie consiste à envoyer une concentration élevée d'oxygène dans les parties du corps affectées. Pour y arriver, il faut un caisson capable de résister à une augmentation de la pression atmosphérique.

Casser les prix

L'équipement actuel coûte cher, des centaines de milliers de dollars, et il y en a très peu en région.

La chambre hyperbare qu'a développée Claude Gaumond coûte 65 000 $. L'appareil tient dans une boîte. Il faut compter une quinzaine de minutes pour l'assembler. La paroi est assez flexible pour se déplier et se replier. La toile est aussi étanche et résistante pour maintenir la pression nécessaire qui assure l'efficacité du traitement.

L'ingénieur Claude Baril a supervisé la conception de la toile. « Moi, j'oeuvre dans le secteur du composite depuis 30 ans ». Le directeur général de la firme Stelia explique que la fabrication de la toile « demandait un procédé spécifique : l'enroulement filamentaire. Une technique qu'on utilise aussi dans l'industrie aéronautique. »

L'appareil a obtenu la certification européenne. Claude Gaumond devrait bientôt obtenir le feu vert des autorités canadiennes et américaines.

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