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Des survivantes de pensionnats autochtones honorées à Oka

En cette fin de semaine de commémorations à Kanesatake, 25 ans après la crise d'Oka, on a rendu aujourd'hui hommage à quatre anciennes résidentes des pensionnats autochtones.

La communauté s'est rassemblée pour souligner la force et le courage de ces quatre femmes qui ont réussi à surmonter cette épreuve.

Pearl Martin, Kathleen Bonspille, Bertha Wilson et Selina Tewentawenron Nelson-Etienne sont les dernières survivantes de Kanesatake à avoir fréquenté les pensionnats autochtones. Une cinquième est morte il y a trois semaines.

À Kanesatake, on estime à 150 le nombre d'enfants autochtones qui ont été arrachés à leurs familles pour être transférés dans ces pensionnats. Huit d'entre eux y auraient trouvé la mort.

Présidée par le grand chef Serge Simon, la cérémonie ponctuée de discours et de prières a culminé avec le dévoilement d'un monument commémoratif dans le cimetière de la petite communauté, situé dans la forêt de la pinède, où la crise a débuté il y a un quart de siècle.

« Même maintenant, je peux encore sentir mes mains trembler tellement je suis fâché que ce pays ait laissé cela arriver et s'en sorte. Mais avec les leçons de l'histoire, espérons que ces erreurs ne seront pas répétées », a souligné le grand chef.

Le monument érigé dans le cimetière de la pinède porte les noms de 125 pensionnaires autochtones, auxquels s'ajouteront, au fur et à mesure qu'on les retrouvera, les noms d'autres enfants des pensionnats.

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