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Des syndicats de la STM se mobilisent contre la flexibilité souhaitée par leur employeur

Des centaines d'employés d'entretien de la Société de transport de Montréal (STM) ont manifesté mercredi après-midi devant le siège social de la société, situé place Bonaventure. Les membres du Syndicat du transport de Montréal (employés des services d'entretien) – CSN protestent contre « les reculs » qu'ils estiment que la STM veut leur imposer dans la négociation de leur convention collective, échue depuis janvier.

Les 2400 membres du syndicat tiendront également une grève des heures supplémentaires de six jours la semaine prochaine, soit du 7 au 12 mai.

« En bref, il n’y aura aucune forme de travail en dehors des heures régulières prévues, sauf en cas d’urgence », indique le syndicat dans un communiqué.

De leur côté, les 4500 membres du Syndicat des chauffeurs d’autobus, opérateurs de métro et employés des services connexes au transport de la STM (section locale 1983 du SCFP) sont convoqués jeudi en assemblée générale pour se prononcer sur un mandat de grève.

Flexibilité souhaitée par la STM

Dans ces négociations, la STM vise une plus grande flexibilité dans l’organisation et la répartition du travail. En conférence de presse mercredi, le directeur général, Luc Tremblay, a mentionné à titre d’exemple que la société souhaitait « se donner des quarts de soir et de nuit pour pouvoir entretenir les autobus au bon moment, avec les bons équipements ».

En ce qui concerne les chauffeurs, la STM souhaite par exemple réduire les délais pour pouvoir changer l’affectation d’un chauffeur d’un des huit centres de transport à un autre.

La conciliation travail-famille, priorité syndicale

Les syndicats, eux, ne sont pas d’accord avec cette volonté de réorganiser le travail.

« Notre mandat, c’est de préserver tous nos acquis et aussi d’essayer d’améliorer nos conditions vis-à-vis [la conciliation] travail-famille. […] Mes membres ne sont pas contents et ils le font sentir », a indiqué Gleason Frenette, président du syndicat des employés d’entretien, pendant la manifestation.

Il a aussi souligné que les employés qu’il représente subissent les impacts de la loi sur la réforme des régimes de retraite, de celle sur la négociation dans le secteur municipal, ainsi que du gel d’embauche qui a suivi des compressions budgétaires imposées à la STM par l’ex-maire Denis Coderre.

Pour sa part, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, n’est pas inquiète. Elle rappelle que le mandat de grève n’a pas encore été appliqué.

« Des deux côtés, il y a beaucoup d’ouverture pour régler ça le plus rapidement possible, a-t-elle dit lors d’une mêlée de presse. Des deux côtés, il y a un réel souci de ne pas affecter le quotidien des Montréalais. »

La STM négocie aussi avec un troisième syndicat, qui réunit ses 600 professionnels (SEPB 610).

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