Retour

Des vestiges du 18e siècle sous l'échangeur Turcot

Depuis trois mois maintenant, des archéologues sont à pied d'œuvre sur le futur site de l'échangeur Turcot. Pelles et râteaux à la main, ils découvrent les vestiges d'un atelier de tannerie datant du 18e siècle.

Un texte de Mathieu Dion

La possibilité que se trouvent des ruines dans le sol du futur échangeur était une composante déjà prévue dans le projet du ministère des Transports du Québec (MTQ) en 2008. Des archéologues en repérage ont ainsi trouvé les fondations de cet atelier où l'on pratiquait les métiers du cuir, de même que deux cuves pour traiter les peaux.

L'endroit se trouve au coin des rues Saint-Jacques et Saint-Rémi. En 1780, la famille Lenoir dite Rolland y a établi plusieurs tanneries. Le développement d'un village a suivi, loin de la ville, pour limiter les fortes odeurs émanant des ateliers. Ce secteur a longtemps été nommé Saint-Henri-des-Tanneries.

Les installations ont plus tard été rasées pour laisser place à une gare de triage destinée à l'industrie ferroviaire, puis à l'actuel échangeur Turcot. Signe que l'histoire se répète, celui-ci sera à son tour démoli après la construction de la future infrastructure routière visant à le remplacer.

Un rappel du passé

Ces fouilles et ces découvertes permettent néanmoins aux Montréalais de vivre un retour à leurs origines et mieux comprendre d'où ils viennent.

Le patrimoine industriel de Montréal est né avec un « artisanat industriel comme celui des tanneries », mentionne le porte-parole d'Héritage Montréal, Dinu Bumbaru.

Les travaux archéologiques, effectués par l'entreprise Patrimoine Experts, doivent se poursuivre jusqu'en août.

Le MTQ n'était pas en mesure de dire ce qu'il adviendra des vestiges, mais assure que les travaux ne causeront pas de retards en vue de la réalisation du futur échangeur Turcot.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une tempête de neige au Colorado rend la conduite difficile





Rabais de la semaine