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Deux défilés pour la fête nationale à Montréal

Deux défilés se rencontreront sur la place des Festivals de Montréal, dimanche soir, dans le cadre de la fête nationale.

Le Suroît, dans l'ouest, partira à 21 h 15 du coin de la rue Peel et circulera sur le boulevard de Maisonneuve jusqu'à la place des Festivals où il rencontrera le second défilé, le Nordet.

Ce dernier sera parti à la même heure du coin de la rue Saint-Denis pour aussi emprunter le boulevard de Maisonneuve, direction ouest, pour gagner la place des Festivals.

Les deux défilés doivent se rencontrer vers 22 h 30.

Petite histoire de la fête nationale

En entrevue sur les ondes de RDI, l'historien Simon Jolivet a rappelé que la fête nationale du Québec tire ses origines d'une fête païenne européenne vieille de plusieurs milliers d'années.

Traditionnellement, cette fête célébrait le plus long jour de l'année. L'Église catholique a finalement récupéré cette fête pour qu'elle devienne une journée en l'honneur de Saint-Jean-Baptiste. Or, les legs de cette fête païenne se font encore voir aujourd'hui, selon M. Jolivet, avec les grands feux de joie de la Saint-Jean et les feux d'artifice.

C'est en 1834 que la fête aura pour la première fois une dimension politique avec l'organisation d'un grand banquet par Ludger Duvernay, défenseur des patriotes.

« On donne une couleur politique à la fête traditionnelle en réalisant que nous n'avons pas une fête comme telle », raconte l'historien Simon Jolivet. « Il faut maintenant doter cette fête de plus grands apparats pour dire nous sommes en vie. »

La politique ne sera pas très longtemps associée à la Saint-Jean-Baptiste puisque l'église reprend le contrôle de la célébration de 1840 à 1960.

« Les élites politiques ont perdu, l'église reprend le terrain », résume M. Jolivet.

Or, avec les mouvements de laïcisation et d'indépendance, les années 1960 marquent le retour de la politique au sein des festivités du 24 juin avec, notamment, le défilé de 1967 lors duquel la présence de Pierre Elliott Trudeau avait provoqué la grogne de plusieurs militants indépendantistes, menant à des émeutes durement réprimées par la police.

Le 24 juin devient officiellement la fête nationale officielle du Québec en 1977 et, par le fait même, devient un jour férié pour les travailleurs québécois.

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