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Deux nouveaux pensionnaires au Biodôme de Montréal

Pour la troisième fois, les lynx du Canada vivant au Biodôme de Montréal se sont reproduits avec succès : ils ont donné naissance à deux petits.

Un texte de Marie-France Bélanger animatrice estivale de Les Années lumière

Ils aiment jouer, grimper aux arbres, courir et explorer sous l'étroite supervision de leur mère, qui n'hésite pas à les rappeler à l'ordre au besoin. Les bébés lynx, nés dans la nuit du 16 mai dernier, font la fierté du Biodôme.

Les naissances de lynx en captivité sont en effet plutôt rares, explique Chantal Routhier, contremaître et responsable des collections terrestres au Biodôme.

Au total, sur les 27 établissements zoologiques nord-­américains qui participent au programme de survie de l'espèce, on ne compte que deux naissances de bébés lynx par année.

Le Biodôme, de son côté, se démarque du lot, puisque c'est la troisième fois que le lynx s'y reproduit avec succès depuis quelques années. Les responsables utilisent différentes méthodes pour amener l'animal à agir comme s'il était dans la nature, par exemple en cachant de la nourriture dans son habitat ou encore en y ajoutant des odeurs.

Une maman lynx très maternelle

La mère des petits a été blessée dans un accident de la route en hiver à Chibougamau. Elle a été soignée au zoo de Saint-Félicien avant d'être transférée au Biodôme.

Dans la nature comme en captivité, il peut arriver que la mère soit malhabile avec ses petits ou qu'elle les néglige, explique la vétérinaire Emiko Wong.

« On a été extrêmement soulagé de constater qu'elle l'a très bien fait », dit-elle.

Pourquoi la reproduction en captivité?

La population de lynx du Canada est en très bonne santé au pays, sauf dans les provinces du Nouveau­-Brunswick et de la Nouvelle­-Écosse, où elle est considérée comme vulnérable.

Mme Routhier précise même qu'il est possible de chasser le lynx dans plusieurs provinces. 

Selon la responsable des collections terrestres au Biodôme, il est toutefois important de faire de la reproduction en captivité pour être prêt au cas où le nombre de spécimens de lynx du Canada décroîtrait un jour dangereusement.

« On ne sait pas ce qui peut se passer », rappelle l'experte qui évoque, en guise d'exemple, les chauves-­souris décimées par le syndrome du museau blanc.

Les visiteurs ont jusqu'à la fête du Travail pour faire connaissance avec les bébés lynx. Après cette date, le Biodôme fermera ses portes pour des rénovations majeures jusqu'en 2018.

Les bébés lynx, devenus plus grands, seront alors transférés dans un autre établissement zoologique dans le cadre du programme de reproduction de l'espèce.

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