Max Domi a pris son premier bain médiatique à Montréal, samedi. Comme un poisson dans l'eau devant les caméras, l'attaquant a assuré avoir hâte de faire face à la musique la saison prochaine.

Un texte d’Alexandre Gascon

En ce petit samedi du mois de juin, il y avait cinq ou six caméras et plus d’une douzaine de journalistes rassemblés dans le vestiaire du Canadien. Toute une procession médiatique pour un seul joueur, Max Domi, récente acquisition de Marc Bergevin, qui enfilait son tout nouveau chandail bleu-blanc-rouge.

« C’est un peu différent de l’Arizona n’est-ce pas », a lancé un journaliste, taquin.

« Non, ça y ressemble pas mal », a rétorqué Domi avec un petit sourire narquois.

Le vestiaire du CH était certainement plus achalandé en cette troisième journée du camp de perfectionnement, qui attire rarement les foules, qu’au bilan de fin d’année des Coyotes par exemple.

Mais si Domi a passé les trois premières saisons de sa carrière professionnelle dans une relative discrétion en Arizona, il a grandi en voyant son père constamment sous les feux de la rampe à Toronto. Tie, le paternel, savait comment se comporter dans un marché scruté à la loupe.

Et le fils semble avoir appris.

Avant son point de presse, le petit attaquant du Canadien s’est promené dans le complexe sportif de Brossard, saluant les partisans et signant quelques autographes au passage.

À 23 ans, Max Domi a la répartie vive et le sourire facile. Charismatique, il a souvent insisté sur le fait qu’il est « super excité » d’évoluer avec une équipe à « l’histoire aussi prestigieuse ».

Banalités d’usage, possible, mais le regard franc insinuait le contraire. Le jeune homme semble vraiment heureux d’avoir l'occasion de jouer à Montréal et de faire oublier sa dernière saison en Arizona.

Rebondir

S’il atteint effectivement le meilleur de lui-même, Domi devrait être en mesure de surpasser ses 45 points et 9 buts, dont 4 dans un filet désert, récoltés l’an dernier.

Le Canadien serait sûrement satisfait si l’ailier retrouvait le rythme de production de ses deux premières campagnes, soit 0,64 point par match, une moyenne légèrement supérieure à celle d’Alex Galchenyuk au cours de sa carrière (0,61).

Domi a rencontré son nouvel entraîneur, Claude Julien, pour discuter de « choses simples de la vie », pas encore de son futur rôle dans l’équipe.

En vertu du « redémarrage » qu’a entrepris la direction de l’équipe, possible que les victoires ne viennent pas d’emblée.

D’un autre côté, Domi a appris à garder sa motivation malgré des temps difficiles, les Coyotes ayant terminé aux 25e, 27e et 29e rangs de la LNH depuis son arrivée.

Sous l’égide de Tie et de Mats

En fonction des préférences du joueur, il peut être compliqué de choisir son numéro à Montréal. « Il y en a tellement qui sont retirés, mais c’est un beau problème à avoir par contre », a-t-il lancé.

Du numéro 16 qu’il arborait depuis ses 12 ans en l’honneur de Bobby Clarke qui souffre, comme lui, du diabète de type 1, Domi reviendra à ses anciennes amours : le no 13, qu’il a porté toute son enfance.

Cette fois, c’est en hommage à Mats Sundin, le joueur étoile des Maple Leafs de Toronto que Max Domi a côtoyé durant sa jeunesse en suivant son père dans les corridors du Centre Air Canada. L’ancien des Knights de London a donc tiré des enseignements précieux de ces joueurs, tous deux légendaires à leur façon.

En regardant son père, il « a appris à gérer les hauts et les bas d’une saison de 82 matchs ».

« Mats Sundin, c’est pratiquement mon oncle. Il m’envoie encore de petits entraînements à faire pendant l’été. Si je ne lance pas la rondelle pendant mes matchs, ce que je n’ai pas beaucoup fait l’an dernier, il est le premier à m’envoyer un texto pour me le dire », a-t-il raconté.

Pour l’heure, Max Domi retourne dans ses terres, dans la région de Toronto, pour y passer l’été.

Mais il a assuré avoir hâte de revenir au Québec et de tout tenter pour que Tie Domi porte un chandail du Canadien.

« Pour une photo, à tout le moins, et pour le premier match à Montréal », a-t-il lancé.

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