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Dominique Tovell dans les chaussures de Bear Woods

Tout indique que ce ne sera finalement pas Anthony Sarao qui remplacera Bear Woods au centre du groupe de secondeurs lorsque la saison prendra son envol. Pour une deuxième journée d'affilée, lundi, c'est plutôt Dominique Tovell qui s'est entraîné avec les partants.

Un texte de Félix St-Aubin

Sarao a longtemps détenu une longueur d'avance sur ses homologues Tovell, Nicolas Boulay et Frédéric Plesius pour hériter du poste laissé vacant par la libération de Woods.

D'ailleurs, jeudi dernier, c'est lui qui a entamé la rencontre préparatoire aux côtés des vétérans Kyries Hebert et Chip Cox. Mais trois jours après une victoire sans équivoque des Alouettes de Montréal aux dépens du Rouge et Noir d'Ottawa, Jacques Chapdelaine l'a rétrogradé sur la deuxième unité.

« C'est Tovell qui est le premier plan, présentement. Il est sorti du camp d'entraînement en étant un petit peu en avance sur les autres joueurs, a affirmé l'entraîneur-chef. On aime bien la façon dont il se déplace, son gabarit, évidemment, et sa vitesse d'exécution. C'est un gars qui mesure quand même 6 pi 2 po (1,88 m) et qui se déplace très, très bien. »

Le secondeur qui a célébré ses 25 ans lors du deuxième match de la présaison a été un membre des Saints de La Nouvelle-Orléans durant un peu plus d'un mois, en 2016.

Celui qui a joué pendant quatre saisons dans la cour arrière des Saints, pour les Ragin' Cajuns de l'Université Louisiana–Lafayette, s'était entendu avec l'organisation de la Ligue nationale de football (NFL) en tant que joueur autonome non repêché.

De 2012 à 2015, Tovell a totalisé 229 plaqués, dont 145 individuels, et 11,5 sacs du quart en 49 rencontres.

Si le « premier plan » demeure intact, le possible successeur de Woods sera entouré d'un tandem expérimenté pour son entrée en scène dans la Ligue canadienne de football (LCF). Il se retrouvera avec ses compatriotes Cox et Hebert, des vétérans de 11 et 10 campagnes, respectivement, au deuxième niveau de l'unité défensive.

Le premier a revêtu l'uniforme montréalais à 197 occasions en saison, tandis que le second a participé à 144 affrontements dans le circuit canadien.

Bowman et la fontaine de Jouvence

Cox et Hebert sont sans contredit les vieux routiers de l'organisation à la position de secondeurs. Sur la ligne défensive, cet honneur mérité revient à John Bowman.

Au même titre que Cox, l'ailier a amorcé sa carrière professionnelle en 2006. Le joueur de 34 ans est comme le bon vin. Il surfe actuellement sur une heureuse séquence de 4 campagnes avec un minimum de 10 sacs.

Des 7 saisons où il a rabattu les quarts adverses derrière la ligne de mêlée au moins 10 fois, 4 sont survenues dans la trentaine.

« Il n'y a pas de secret, a répondu Bowman au sujet de sa production qui ne suit pas la tangente habituelle. Tout le monde le sait, il faut bien manger et se préparer adéquatement. Mon corps est mon outil de travail, je le traite bien. Mais surtout, j'ai réussi à éviter les blessures durant ma carrière. »

Sans rien lui enlever, la présence d'Alan-Michael Cash comme plaqueur des Alouettes de 2012 à 2015 a contribué à accroitre son nombre de sacs. La pression émanant du centre a forcé nombre de pivots à quitter la pochette protectrice, au plus grand plaisir de Bowman et Gabriel Knapton.

Cash étant désormais un porte-couleurs des Argonauts de Toronto, un trou considérable s'est formé à la ligne défensive. Qui plus est, le coordonnateur Noel Thorpe a quelque peu modifié son schéma, passant d'un 3-4 à un 4-3.

« Alan est le joueur le plus sous-estimé de la LCF, pas seulement à la ligne défensive. Ça lui a pris un certain temps pour se développer afin d'atteindre son niveau de jeu. Est-ce qu'on peut le remplacer? Oui, tout le monde est interchangeable », a soutenu Bowman.

« Celui qui jouera à sa position devra travailler fort et être sérieux. Tous ceux qui sont à l'intérieur [de la ligne défensive] dans notre formation font du bon travail, tels que Keith Shologan, Jabar Westerman, Ray Drew et Fabion Foote », a-t-il renchéri.

Avec ou sans Cash comme voisin dans les tranchées, Bowman demeure sans l'ombre d'un doute un joueur étroitement surveillé par les équipes rivales. C'est ce qui se produit lorsqu'on peut se targuer de maintenir une moyenne annuelle de sacs supérieure à 10 après 11 campagnes (112 sacs en 182 matchs).

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