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Dominique Tovell heureux au pays des Alouettes

Les Alouettes de Montréal ont pris un pari risqué cet été quand ils ont confié le poste de secondeur central à la recrue Dominique Tovell. Or jusqu'ici, le jeune Américain fait bien paraître la direction de l'équipe.

Un texte de Michel Chabot

Tovell chausse les crampons de Bear Woods qui excellait au milieu de la deuxième ligne de la défense montréalaise.

Au camp d’entraînement, il a cependant dû supplanter Anthony Sarao, pressenti à l’origine pour jouer à cette position.

« Je ne savais pas à quoi m’attendre, se souvient-il. Je voulais tout simplement donner tout ce que j’avais. C’est une bénédiction pour moi, j’en suis reconnaissant. »

L’athlète de 25 ans, qui a été membre des Saints de la Nouvelle-Orléans l’année dernière, s’adapte étonnamment bien au football canadien. Il a réalisé 18 plaqués en trois matchs, le deuxième total au sein des Alouettes.

Tovell est fier de faire partie d’une brigade défensive qui se montre solide malgré un grand nombre de blessures.

« Il faut féliciter les entraîneurs qui enseignent l’ensemble de la stratégie défensive à tous les joueurs, soutient Tovell. Quand un joueur tombe, un autre est prêt à le remplacer.

Hebert, un mentor

Le jeune secondeur a le bonheur de jouer aux côtés du vétéran Kyries Hebert. Le hasard aura voulu que les deux hommes aient porté l’uniforme des Ragin' Cajuns de l'Université Louisiana–Lafayette.

« Oui, une décennie plus tard. Il est de la région de Lafayette et je viens du Mississippi, l’état voisin de la Louisiane. J’ai aimé mon expérience là-bas, c’était un changement de culture.

Ensemble, ils ont développé une grande complicité, une relation quasi fraternelle.

La vie à Montréal

En plus du football à trois essais, Dominique Tovell doit aussi s’acclimater à la vie urbaine. Originaire de Columbia au Mississippi, il apprend encore à s’y retrouver.

« C’est beaucoup plus gros que là d’où je viens, raconte Tovell, souriant. Chez moi, il y a 6000 ou 7000 habitants. Je me suis perdu dans le métro mais je suis content d’être ici. Je suis encore incognito ici, je suis une recrue, les gens ne savent rien à mon sujet. Mais c’est différent si je suis avec Ky (Kyries Hebert). Tout le monde connaît Ky. »

S’il continue de jouer avec autant d’aplomb, le secondeur de 1,88 m et 112 kg ne demeurera peut-être pas inconnu encore bien longtemps.

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