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Double noyade à Rawdon : un secteur de rivière dangereux, malgré les apparences

Deux hommes se sont noyés dimanche en tentant de sauver un petit garçon des eaux de la rivière Ouareau, à Rawdon. L'enfant a finalement été secouru par deux étudiants en techniques policières qui passaient par là. Ce triste incident rappelle à quel point ce secteur de la rivière est dangereux, malgré les apparences.

« Hier et ce matin, la rivière était très basse. On regarde du côté de la rivière et on se dit qu'il n'y a vraiment pas de danger, mais il y a beaucoup de courants sous-marins et de hauts-fonds », explique le maire de Rawdon, Bruno Guilbeault.

La baignade est interdite dans le secteur des chutes Dorwin, dans la rivière Ouareau, où sont survenues les deux noyades. L'endroit est clôturé, et seul un chemin escarpé permet de se rendre jusqu'à la rivière.

Selon le maire, il est bien indiqué de ne pas se baigner. Durant les heures d'ouverture du parc, des employés surveillent d'ailleurs la rivière et donnent des avertissements à ceux qui s'y trempent. La Ville songe en plus à remettre en place un monument affichant tous les noms de ceux qui se sont noyés dans ce secteur.

« L'an passé, il y a eu une noyade. Suite à ça, étant nouveau maire, j'ai fait des vérifications avec nos assurances, avec la Sûreté du Québec (SQ) et, effectivement, on s'est fait dire : oui il y a des pancartes aux endroits qui sont dangereux, oui il y a des clôtures », résume-t-il.

Le responsable de l'équipe de plongée sous-marine de la SQ, Alain Cyr, admet que ce n'est pas la première fois qu'une intervention est menée dans ce secteur.

Des rivières sournoises

Pour le directeur général de la Société de sauvetage du Québec, Raynald Hawkins, la seule façon d'éviter ce genre d'incident est de ne pas se baigner en rivière à moins qu'on y soit autorisé. 

« [Il faut] continuer à sensibiliser la population pour leur dire que si ça n'a pas été aménagé pour la baignade, il n'y a pas lieu de s'y aventurer », insiste-t-il.

Selon lui, il vaut mieux travailler avec des extensions de portée pour tenter de sauver quelqu'un de la noyade. On peut par exemple utiliser sa serviette, une branche ou même faire une chaîne humaine. Il vaut mieux aussi suivre le courant et tenter d'attraper la personne en danger plutôt que d'essayer de la rejoindre.

Deux noyades, un garçon sauvé

Les plongeurs de la SQ ont repêché lundi le corps d'un homme de 53 ans, disparu depuis dimanche dans la rivière Ouareau. Le Montréalais a sombré dans les eaux en tentant de sauver son fils de cinq ans de la noyade.

Un autre Montréalais, âgé de 50 ans, avait aussi sauté à l'eau pour tenter de leur porter secours. Il a été repêché dimanche dans un état critique et est mort peu de temps après. Seul le jeune garçon a pu être sauvé.

« C'était un groupe de familles et, à un certain moment, un enfant de cinq ans était dans l'eau et éprouvait des difficultés », a expliqué la sergente Mélanie Dumaresq, de la SQ.

« Les deux hommes sont allés dans l'eau pour lui porter secours, mais en vain », a-t-elle ajouté.

Ce sont deux étudiants en techniques policières, Charlène Desrosiers et Gabriel Roy, qui ont finalement repêché le jeune garçon et l'homme de 50 ans. Les ambulanciers sont arrivés presque immédiatement sur les lieux et ce sont eux qui ont pratiqué, en vain, les manoeuvres de réanimation sur l'homme.

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