Depuis trois ans, le baseball adapté fait son entrée au Québec. Dans les Basses-Laurentides, l'expérience en est à sa première année et reviendra l'an prochain, malgré les défis que tout ça représente.

Un texte de Francis Labbé

« J'aime lancer la balle et frapper la balle », affirme Florence Raposo, de Boisbriand, âgée de 16 ans. Elle en est à sa première année de baseball adapté. « Je cours vite! Je joue tous les samedis. J'aime ça, être avec mes amis Sandrine, Catou, Julien, Félix, Mathys et Louis-Olivier. »

Florence est trisomique. Les joueurs de son équipe ont différents handicaps : autisme et paraplégie, entre autres. « Au baseball adapté, personne n'est refusé », explique Marie-Ève Lépine, directrice générale adjointe de l'Association régionale de loisirs pour personnes handicapées des Laurentides.

Le baseball adapté existe aux États-Unis depuis plusieurs décennies. Il est arrivé au Canada dans les années quatre-vingt. Baseball Laval a été la première association québécoise à le mettre en pratique, il y a trois ans. L'équipe des Laurentides, les Lions de Saint-Jérôme, en est à sa première saison.

Le sport qui s'adapte aux enfants handicapés

Les joueuses et joueurs des Lions de Saint-Jérôme participent à des ateliers de baseball et font des mini-matchs. « On a des bâtons en mousse, de différentes duretés et de différentes grosseurs. Même chose pour les balles. Quant aux plans d'entraînement, on les adapte aux joueurs », ajoute Mme Lépine.

De plus, les entraîneurs sont des intervenants diplômés en travail social ou en psychoéducation, entre autres. Ils ont pour mandat de s'assurer que les joueurs peuvent accomplir les gestes reliés au sport et s'amuser pendant les activités.

Socialisation

Pour Mario Raposo, le père de Florence, cette activité plaît particulièrement à sa fille et lui apporte beaucoup. « Quand elle met sa casquette et son chandail, elle est très très fière », explique M. Raposo.

« D'être avec des amis, dans une activité physique, lui apporte de la motivation. Elle me demande parfois d'aller lancer la balle avec elle. Simplement de prendre une balle, la lancer et l'attraper, ce n'est pas si simple pour des enfants trisomiques. C'est une belle petite découverte » ajoute M. Raposo, qui est devenu entraîneur des Lions.

Activités en émergence

Pour l'Association québécoise pour le loisir des personnes handicapées, ce genre d'activités sportives pour jeunes handicapés est en augmentation. « La scène d'inclusion est très bien tissée en ce moment », affirme Marc Saint-Onge, directeur.

« Mais l'acceptation de la différence est beaucoup plus grande aujourd'hui et les plateformes s'installent, notamment dans le domaine des activités de plein air », ajoute Marc Saint-Onge.

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