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École Rose-des-Vents : professeurs et syndicat débattent devant le tribunal du travail

Le débat sur l'avenir d'une classe multiniveaux de l'école primaire Rose-des-Vents, dans l'arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie, à Montréal, s'est transporté devant le Tribunal administratif du travail cette semaine.

Des parents d’élèves étaient présents vendredi matin en signe de soutien aux professeurs dans leur contestation de la décision de leur syndicat, l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal, de ne pas renouveler l’entente annuelle qui permettait à l’école alternative d’offrir ce type de classe regroupant trois niveaux scolaires.

L’Alliance affirme que de telles classes entraînent une surcharge de travail pour ses membres. Le syndicat ajoute que la convention collective permet de regrouper seulement deux niveaux dans une même classe, et qu’une dérogation comme celle de Rose-des-Vents affaiblit son rapport de force face à l’employeur.

Les professeurs de l’école du quartier Rosemont ne sont pas d’accord avec cette analyse et se disent prêts, comme les parents, à passer l’été à se battre pour préserver ce modèle en vigueur depuis 30 ans.

« Nos professeurs s’évertuent depuis plusieurs semaines à leur dire et à leur démontrer que ça n’amène pas plus de travail […] à Rose-des-Vents particulièrement. Donc, oui, nos professeurs, qui sont supposés d’être en congé, qui sont supposés de célébrer l’été, sont depuis [jeudi] au Tribunal administratif face à un syndicat qui reste dans sa position », affirme Sophie Fortier, mère de deux élèves et membre du comité de mobilisation à Rose-des-Vents.

Mme Fortier reste optimiste, puisque d'autres commissions scolaires de la région de Montréal ont permis à certaines de leurs écoles de conserver les classes à trois niveaux. La Commission scolaire de Montréal s’est déjà dite prête à renouveler la dérogation à Rose-des-Vents.

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