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Enbridge prépare ses tests sur l'oléoduc 9B à Mirabel

Enbridge réalisera les tests hydrostatiques exigés par l'Office national de l'énergie du Canada (ONÉ) samedi, à Mirabel. L'entreprise soutient qu'il n'y a aucun risque, mais demande tout de même à la population qui côtoie son oléoduc de ne pas s'en approcher à moins de 50 mètres pendant les tests.

Un texte de Francis Labbé

« Il n'y a aucun danger, mais nous ne voulons prendre absolument aucun risque », explique Ken Hall, porte-parole d'Enbridge. Nous offrons aux citoyens situés le long de notre oléoduc de les reloger à nos frais s'ils le souhaitent. »

Les tests consistent à envoyer de l'eau sous forte pression dans le pipeline pour en évaluer l'étanchéité. Ces tests, appelés hydrostatiques, ont été imposés à Enbridge en juin dernier par l'Office national de l'énergie du Canada.

Ils seront effectués à Mirabel, au Québec, ainsi qu'à Hilton et entre Brockville et Kingston, en Ontatrio. « Nous avons pleine confiance en la solidité de notre structure. Nous sommes persuadés que nous allons réussir ces tests haut la main » lance Ken Hall, d'Enbridge.

Des craintes de Greenpeace

Le groupe environnemental Greenpeace n'est pas de cet avis. « Ces tests sont bons, mais ils auraient dû être faits sur l'ensemble du pipeline et pas seulement à trois endroits », affirme Patrick Bonin, porte-parole de Greenpeace.

« Ces installations sont vieillissantes et vont circuler au nord du lac Ontario ainsi qu'à proximité de cours d'eau où des milliers de gens s'approvisionnent en eau potable. Il n'y a aucun risque à prendre avec la sécurité et nous sommes déçus que ces tests ne soient réalisés que sur un dixième de l'oléoduc.

Le maire de Sainte-Anne-des-Plaines, Guy Charbonneau, est sur ses gardes lui aussi. « Cet oléoduc a plus de 40 ans. Chez nous, la nappe phréatique où nous nous approvisionnons en eau est tout près. C'est inquiétant. »

« Je ne suis pas contre le projet d'oléoduc », poursuit Guy Charbonneau. « Mais je trouve que les municipalités vont assumer presque tous les risques et que les redevances ne sont pas au rendez-vous. »

De son côté, l'ONÉ assure que des représentants seront sur place lors des tests pour s'assurer de leur conformité et que les résultats seront analysés par ses experts.

La porte-parole de l'ONÉ Katherine Murphy affirme que « si les sociétés ne respectent pas leurs engagements en matière de sécurité et de protection de l'environnement, l'Office n'hésite pas à prendre des mesures fermes pour assurer leur mise en application ».

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