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Entraînement optionnel, mais pas pour Sergachev

« Il n'y a rien d'optionnel pour moi ici. » Mikhail Sergachev a ainsi expliqué sa présence à l'entraînement facultatif, vendredi matin, au complexe de Brossard. Un gros total de cinq joueurs se sont présentés en cette journée pluvieuse qui rime davantage avec couette, café et séries télé en rafale.

Un texte de Jean-Patrick Balleux

Si le défenseur de 18 ans a sauté sur la glace, c'est qu'il sent que rien n'est gagné.

Zach Redmond a subi une légère fracture à un pied il y a une semaine à l'entraînement et ce n'est que jeudi, après avoir continué à patiner malgré la blessure, que l'équipe médicale l'a envoyé en congé forcé pour six semaines.

Est-ce que cela signifie plus d'espace pour le Russe?

« Ça ne change rien pour Sergachev. On y va un match à la fois. Hier (contre les Coyotes), j'ai vu un petit gars qui se sentait plus à l'aise. On veut qu'il joue sur la pointe des pieds. C'était sans doute son meilleur match. On a un plan avec lui, mais c'est un match à la fois », a dit Michel Therrien au sujet de son jeune protégé.

Il faudra donc attendre à samedi, quelques heures avant la rencontre face aux Bruins à Boston, pour savoir si Sergachev, qui a passé une dizaine de minutes sur la glace contre les Coyotes, aura droit à un quatrième match.

Rappelons que la limite de matchs à atteindre pour un espoir junior, sans conséquence salariale ou contractuelle pour le club, est de neuf.

Pateryn patient

À deux casiers du Russe, dans le vestiaire, se trouve Greg Pateryn. Exclu de la rencontre contre l'Arizona, le défenseur ne savait pas non plus s'il allait affronter la troupe de Claude Julien.

« J'ai bien commencé la saison en jouant les deux premiers matchs. J'ai bien performé. C'est une longue saison. Je connais la chanson et je serai prêt quand on me donnera ma chance. »

La chanson est bien différente pour Alex Galchenyuk, qui a tenu à participer à l'entraînement optionnel malgré un match impressionnant la veille. Même chose pour Alexander Radulov, pour qui Therrien n'a que de bons mots.

« On connaissait les qualités du joueur de hockey, mais on s'aperçoit de sa passion. Quand il vient s'entraîner, il est all in. À l'échauffement d'avant-match, il est encore all in. Et dans le match aussi. »

L'entraîneur ne s'en fait pas trop avec son seul but inscrit en quatre rencontres.

« Il ne faut pas toujours regarder que les statistiques, a poursuivi l'entraîneur-chef. Il (Radulov) procure des chances de marquer. Et son trio a marqué le cinquième but (hier), un gros but! Mais tout au long du match, ils ont créé des chances. »

L'effet Radulov

Therrien estime que le fait d'avoir Radulov dans le deuxième trio attire l'attention des adversaires ailleurs que sur son premier trio. Un équilibre qu'il n'avait pas avant. En tout cas, pas toujours.

Le premier trio formé de Galchenyuk, Max Pacioretty et Brendan Gallagher a été à l'origine de 14 des 43 lancers dirigés vers Louis Domingue et Justin Peters. Même si Galchenyuk, qui entame sa première saison comme centre, n'a gagné que 33 % de ses mises au jeu, l'entraîneur y voit du positif.

« Il a connu son meilleur match (hier). C'est un défi très important pour lui et notre équipe. Mais plus ça avance, plus je le sens à l'aise. »

Reste à voir si ce sera le cas samedi soir. Le Canadien, qui a une fiche de trois victoires et une défaite en prolongation, sera à Boston pour affronter les Bruins. Après quatre matchs, Montréal trône au sommet de l'Association de l'Est, devant Washington, Pittsburgh et Boston.

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