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Et si on baissait les taxes des commerçants lorsqu'il y a des travaux devant leurs locaux?

Le chef de l'opposition à l'hôtel de ville de Montréal, Luc Ferrandez, propose de baisser les taxes des commerces lorsqu'ils se retrouvent au centre de travaux. Il faudrait cependant modifier la Loi sur la fiscalité.

Un texte de François Cormier

Selon Luc Ferrandez, cette baisse de taxation doit être significative. « Un restaurant de 2000 pieds carrés sur Sainte-Catherine paie environ 45 000 $ de taxes par année. Je pense qu'il faudrait parler d'une réduction de 25 % », évoque-t-il.

Quant à savoir s'il le ferait dans son propre arrondissement: « le pouvoir de taxation d'un arrondissement n'est que de 5 % mais pourquoi pas? » a-t-il répondu.

Le chef de Projet Montréal réagissait ainsi à un rapport de la Fédération canadienne des entreprises indépendantes dans lequel Montréal se classe au 121e rang des 121 villes entrepreneuriales du Canada. Rivière-du-Loup (17e), Drummondville (31e) et Saint-Georges (35e) surpassent la métropole québécoise dans ce classement.

« Nous recueillons un large éventail de données pour essayer d'évaluer le niveau de dynamisme de chaque collectivité, que nous ramenons ensuite à une même échelle à des fins de comparaison », expliquent les auteurs dans leur rapport.

Selon Projet Montréal, les trois enjeux principaux qui nuisent aux petites entreprises sont la taxation, les chantiers et la bureaucratie. « On a besoin d'un bureau d'accompagnement », lance Luc Ferrandez. « C'est infiniment plus compliqué de développer à Montréal quand on compare à la banlieue », ajoute-t-il.

Meilleure cote de crédit pour Montréal

Pendant ce temps, l'administration Coderre insiste pour dire que Montréal se porte mieux depuis son arrivée au pouvoir. La firme Standard & Poor's vient d'ailleurs d'augmenter la cote de crédit de la ville, qui passe de A+ à AA-. Selon la firme, la liquidité exceptionnelle et l'environnement politique plus stable expliquent l'augmentation de cette cote de crédit.

« C'est la preuve que les décisions que nous avons prises commencent à porter fruits », a déclaré le maire Denis Coderre dans un communiqué.

« Concrètement, le passage de A+ à AA- aura pour conséquence d'améliorer notre accès au crédit et devrait, à terme, réduire nos coûts d'emprunt », a ajouté le président du comité exécutif Pierre Desrochers, dans ce même communiqué.

Selon la Ville, la cote de crédit de Montréal n'avait pas évolué depuis 1984.

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