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Fake Studio : la magie de Big Little Lies créée à Montréal

Vous craquez pour le café pittoresque qui donne sur la mer dans Big Little Lies? L'endroit où se rencontrent Nicole Kidman, Reese Witherspoon et Shailene Woodley a été entièrement recréé en studio grâce aux effets spéciaux de Fake Studio, une boîte montréalaise qui collabore depuis plusieurs années avec Jean-Marc Vallée.

« Des fois, c'est préférable d'amener la mer à nous que d'aller à la mer », explique Marc Côté, président de l'entreprise de postproduction Fake Studio.

Pour les besoins de la minisérie Big Little Lies, de Jean-Marc Vallée, Fake Studio a créé des décors de façon entièrement numérique, dont celui du café Blue Blues.

C’est un secret de polichinelle que Jean-Marc Vallée, le réalisateur de C.R.A.Z.Y., Dallas Buyers Club et Wild, exige de ses producteurs hollywoodiens que le travail de postproduction soit fait à Montréal.

« Jean-Marc aime le confort de la maison », explique Marc Côté au micro de Gravel le matin.

Pour Big Little Lies, qui a été couvert de prix tant aux Emmy qu'aux Golden Globes, le réalisateur québécois a fait appel à Fake Studio pour créer des environnements et des lieux.

Le studio de postproduction, qui compte 50 employés, a entre autres créé le café Blue Blues, où les femmes de la minisérie se réunissent régulièrement.

Le vrai café, situé à Monterey, en Californie, était trop petit pour les besoins du tournage. Tourner chaque scène dans l’environnement réel aurait aussi fait exploser les coûts de production.

« Avec le nombre de scènes qui se produisaient au café, c’était plus rentable de recréer le café en studio », précise Marc Côté.

De la robotique automobile au cinéma

Formé en génie robotique au Massachusetts Institute of Technology, Marc Côté ne s’attendait pas à percer dans la postproduction cinématographique. Après une carrière dans l’industrie automobile, il a compris que le milieu du cinéma a besoin de robots pour réaliser certaines scènes spectaculaires.

« J’ai été happé : l’adrénaline, le talent, le côté créatif, explique-t-il. Ce n’était pas juste une création technique. Et ça, ça m’a vraiment appelé. »

Sa collaboration avec Jean-Marc Vallée s’est amorcée avec des productions publicitaires à la fin des années 1990. Presque 20 ans plus tard, leur complicité a été à l’origine de plusieurs « petits grands mensonges » que permet la postproduction.

La plus grande prouesse de Fake Studio? La reproduction de l’Abbaye de Westminster, située à Londres, pour les besoins du film Young Victoria (2009).

« C’est un endroit que tout le monde connaît, explique-t-il. On se devait d’être très précis! »

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