Retour

Faubourg Contrecoeur : un premier accusé plaide coupable

L'un des huit accusés dans le dossier du Faubourg Contrecoeur a plaidé coupable à deux accusations de fraude et à une autre de complot pour fraude, vendredi, au palais de justice de Montréal. Il s'agit de Daniel Gauthier qui était président de la firme d'urbanistes Groupe Gauthier Biancamano Bolduc (GGBB).

M. Gauthier, dont la firme avait obtenu plusieurs mandats dans le cadre de ce projet de développement immobilier, risque une peine maximale de 10 ans de prison. Son avocat, Jean-Claude Hébert, va cependant demander à ce qu'il purge une peine dans la collectivité.

Un exposé conjoint des faits a été déposé en cour vendredi, mais Me Hébert a fait savoir que son client sera entendu lors des représentations sur la peine, le 24 mars, pour donner de plus amples explications.

L'ex-président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Frank Zampino, l'ex-président de Construction Frank Catania, Paolo Catania, et l'ex-solliciteur de fonds du défunt parti Union Montréal, Bernard Trépanier, sont aussi au nombre des accusés dans cette affaire.

Quatre autres individus qui travaillaient chez Construction Frank Catania et Associés à l'époque, Martin D'Aoust, André Fortin, Patrice Pascale, Pasquale Fedele, doivent aussi répondre de leurs gestes.

Leur procès, qui doit durer trois mois, n'a pas encore commencé. Le juge Yvan Poulin, de la Cour du Québec, s'applique pour le moment à traiter les multiples requêtes qui lui ont été présentées, tant du côté de la défense que de la Couronne. Le procès pourrait commencer dans la semaine du 22 février. 

Le Faubourg Contrecoeur est un projet de développement immobilier qui a été érigé sur un terrain de l'est de la métropole. Le terrain a été vendu par la Société d'habitation de Montréal (SHDM) à Construction Frank Catania en 2007 pour qu'elle y construise 1800 logements.

LA SHDM, qui venait de devenir une société paramunicipale, a vendu le terrain 19 millions de dollars, mais la facture du groupe Catania a été réduite de 14,6 millions en raison notamment des frais de décontamination.

Martial Fillion, qui était directeur général de la SHDM, avait aussi été accusé dans cette affaire, mais il est mort il y deux ans.

Plus d'articles