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Fausse alerte à Concordia : début du procès d’Hisham Saadi

Le procès de Hisham Saadi, accusé d'avoir fait craindre un attentat terroriste à l'Université Concordia en mars 2017, a débuté ce matin au palais de justice de Montréal.

Hisham Saadi a été arrêté durant la nuit du 1er au 2 mars 2017 dans l’appartement qu’il sous-louait à un autre étudiant de l’Université Concordia, dans le quartier Côte-des-Neiges, à Montréal.

Il est accusé d'incitation à craindre un attentat terroriste, d'avoir proféré des menaces et de méfait. L'homme de 47 ans n'a aucun antécédent judiciaire. Le procès devrait durer quatre jours.

Le sergent détective Denis Cardin, inspecteur principal dans cette affaire, a été le premier témoin appelé à la barre.

Il a d’abord relaté le fil des événements, puis il s’est attardé à l’arrestation du prévenu. Il a affirmé sous serment que le doctorant en économie a été arrêté un peu après minuit, le 2 mars 2017, puis conduit au centre opérationnel, où il a été interrogé.

Le policier a indiqué que l’accusé lui avait dit qu’il comprenait qu'il avait droit à un avocat, mais qu’il avait rétorqué qu’il n'en avait pas besoin pour l'instant.

Interrogatoire

La vidéo de l'interrogatoire montre l’accusé vêtu d'une blouse blanche en train de répondre aux questions de l’enquêteur.

Le sergent-détective Denis Cardin a ensuite indiqué que l’accusé lui avait avoué prendre des médicaments, dont du Prozac et un antipsychotique.

Il a de surcroît mentionné que M. Saadi avait admis qu'il éprouvait des problèmes dans ses études et qu'il souffrait d'anxiété.

De son côté, l'avocate de la défense, Caroline Braun, entend contester le caractère libre et volontaire de cette déclaration.

Retour sur les événements

Le 1er mars 2017, des médias ainsi que les services de sécurité de l’Université Concordia et de l’Université McGill reçoivent un message laissant croire qu'une bombe allait exploser à l'Université Concordia. Une opération policière est alors déclenchée.

Le message haineux, qui visait spécifiquement des étudiants musulmans, a provoqué l’évacuation de trois pavillons de l’Université Concordia. La police n’a finalement trouvé aucun engin explosif sur les lieux.

Une recherche faite à partir du courriel envoyé aux médias a conduit les policiers à l'appartement de l’accusé.

Il a été repéré par les policiers par le biais de son adresse IP, c’est-à-dire l’identifiant d’un appareil connecté à Internet.

Hisham Saadi se trouvait dans un immeuble résidentiel de l’avenue Darlington, dans le quartier Côte-des-Neiges, au moment de son arrestation, survenue vers 1 h 30.

Comparution

La Couronne s'était opposée à sa remise en liberté pour des raisons de sécurité.

« Les garanties offertes par les proches de l'accusé sont sérieuses », avait estimé la juge en expliquant sa décision.

Deux proches ont dû verser un dépôt de 5000 $ chacun. En échange, Saadi est demeuré chez l'un d'eux en attendant son procès.

Parmi les conditions imposées par la juge, il devait déposer ses passeports libanais et canadien, ne pas avoir accès à Internet, s’abstenir de communiquer avec une université et s’engager à ne pas troubler l'ordre public.

Lors de son enquête sur remise en liberté, deux de ses amis ont mentionné que Hisham Saadi est un citoyen canadien qui demeure au Québec depuis 1998. Selon leurs dires, l'étudiant au doctorat à Concordia n'a ni femme ni enfant et est un musulman non pratiquant.

Avec les informations de Marc Verreault

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