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Fausses alertes à la bombe à Concordia : l’accusé est reconnu coupable

Hisham Saadi, ce Montréalais qui a envoyé de fausses alertes à la bombe à l'Université Concordia en mars 2017 pour ne pas avoir à passer un examen, a été reconnu coupable jeudi d'incitation à craindre des activités terroristes.

L’ex-étudiant au doctorat en économie, maintenant âgé de 48 ans, avait avoué être l’auteur de ces menaces, expédiées par courriel à l’université ainsi qu’à divers médias.

C’est d’ailleurs par l’adresse IP de son ordinateur que les policiers avaient pu le retrouver et procéder à son arrestation dans la nuit du 1er au 2 mars 2017, dans un appartement qu’il sous-louait dans l'arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, à Montréal.

En interrogatoire, l’accusé avait avoué prendre des médicaments, dont du Prozac et un antipsychotique. Il disait souffrir d’anxiété.

Le message expédié à l'Université Concordia visait spécifiquement la communauté musulmane, alors que Hisham Saadi est lui-même de cette confession. Se faisant passer pour un groupe de « citoyens conservateurs », il menaçait de faire exploser des engins artisanaux dans les lieux que fréquentent les étudiants musulmans à Concordia.

Les menaces avaient forcé l’évacuation de trois pavillons du campus, au centre-ville de Montréal, et l’annulation des cours et examens prévus ce jour-là.

En cour, Hisham Saadi a dit à la juge qu’il craignait les conséquences d’un échec à un examen d’économie.

« Je suis désolé pour ce qui s’est passé », a-t-il dit à des reporters jeudi, quelques minutes après sa conviction, et comme l'a rapporté The Gazette. « Si j’avais la chance de retourner dans le temps et de tout effacer, je le ferais. »

Les observations sur la peine auront lieu le 24 septembre.

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