Retour

Fermé depuis 20 ans, l'Hôpital chinois de Villeray bientôt sur le marché immobilier

Dans Villeray, quartier branché qui profite d'un renouveau depuis plusieurs années, le bâtiment abandonné de l'ancien Hôpital chinois détonne. Les installations inoccupées depuis près de 20 ans pourraient toutefois bientôt trouver preneur.

Construit dans les années 60 pour y soigner les immigrants d'origine chinoise installés à Montréal, le bâtiment sis à l'intersection des rues Faillon et Saint-Denis ne compte plus de pensionnaires depuis que les derniers malades ont déménagé, en 1999, dans ce qui était alors un tout nouvel hôpital construit dans le Quartier chinois, dans le sud de la métropole.

Pour Rosannie Filato, élue conseillère municipale de l'arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension sous la bannière de Projet Montréal à l'automne dernier, il est inconcevable que l'immeuble ait pris la poussière depuis tant de temps sans qu'un nouvel exploitant s'y soit installé.

Il y a bien eu des rumeurs de transformation de l'ancien hôpital en centre d'hébergement pour Inuits venus suivre des traitements médicaux à Montréal, en 2010, mais le projet n'a pas fait long feu.

Pourquoi l'ancien hôpital, qui appartient légalement à l'entité Montreal Chinese Hospital, mais dont la gestion administrative revient au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Centre-Sud, se trouve-t-il depuis si longtemps dans des limbes urbanistiques?

Le directeur des services techniques de l'organisme, Rénald Breton, explique cela par le fait qu'il n'a pas été possible de « trouver preneur aux conditions souhaitées » par l'Hôpital chinois de Montréal.

« Vous comprendrez que cet immeuble a une valeur, et pour en disposer, on vise à atteindre cette valeur-là », explique-t-il.

En attendant une offre conforme aux exigences, ce bâtiment évalué à environ 4,152 millions de dollars entraîne des frais d'entretien annuels variant de 50 000 à 75 000 $ par an. Ces coûts sont assumés par le CIUSSS.

Impossible, par ailleurs, de franchir la porte barricadée et de visiter les lieux. Pour des questions de « sécurité », d'abord – l'édifice est inoccupé depuis longtemps –, mais aussi parce qu'un « processus de disposition en cours », soit la préparation à une remise du bâtiment sur le marché immobilier empêche toute visite.

« On a bon espoir que ça va se conclure et qu'il y aura des projets intéressants pour cet immeuble-là », indique M. Breton.

Avec les informations d'Émilie Dubreuil

Plus d'articles

Vidéo du jour


Ce garçon se fait prendre par le reste de sa famille!





Rabais de la semaine