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Fillette attaquée par un pitbull à Brossard : Karim Jean-Gilles cité à procès

L'homme dont le chien aurait blessé grièvement une fillette dans un parc de Brossard, il y a deux ans, a subi vendredi matin son enquête préliminaire, au terme de laquelle il a été cité à procès en compagnie de sa mère, également accusée dans ce dossier.

Un texte de Jérôme Labbé

Les faits remontent à septembre 2015. La victime, qui avait 8 ans à l'époque, a raconté aux enquêteurs avoir été attaquée par les deux pitbulls de Jean-Gilles sans que ceux-ci aient été provoqués. L'un d'eux l'aurait jetée au sol, la mordant et la griffant au visage, au cou et à la main.

Karim Jean-Gilles, 34 ans, est un ex-agent immobilier. Connu des policiers, il se représente seul, alors que sa mère, Hyacinthe Parker, avec qui il vivait à l'époque, est défendue par un avocat. Anglophone, elle a également demandé les services d'un interprète. C'est elle qui promenait les chiens au moment du drame.

Trois témoins ont été appelés par la procureure de la Couronne, Claudie Gilbert, jeudi. Exceptionnellement, leurs témoignages n'ont pas été frappés d'une ordonnance de non-publication.

Un voisin est notamment venu raconter que son petit chien a été attaqué par les deux pitbulls de Karim Jean-Gilles le 5 mai 2015, peu après qu'il fut passé devant la résidence des accusés. L'un d'eux aurait mordu son chien à la tête, ce qui aurait entraîné des frais de vétérinaire de 450 $, que Jean-Gilles aurait refusé d'acquitter. Le témoin a décrit l'accusé comme « impoli » et « déplaisant ».

C'est à la suite de cet épisode que deux agents du Service de police de l'agglomération de Longueuil – dont l'un a témoigné jeudi – ont rendu visite à Karim Jean-Gilles et sa mère, le 13 mai suivant, pour vérifier si les chiens étaient bel et bien enregistrés auprès de la Ville et si leurs propriétaires étaient en possession des permis nécessaires. Les documents étant tous en règle, l'intervention n'aurait duré qu'une dizaine de minutes.

Enfin, un autre résident du secteur a dit avoir aperçu « cinq, six, sept fois » les chiens de Jean-Gilles sans surveillance et sans laisse sur le terrain avant de la résidence familiale durant l'année et demie qui a précédé les événements de septembre 2015. Il prétend avoir chaque fois frappé à la porte de la maison pour demander aux propriétaires de respecter la réglementation municipale et d'être généralement plus prudents avec leurs chiens, qu'il a décrits comme « massifs ».

Les parties seront de retour en cour le 25 mai dans le but de fixer une date pour le procès, qui se tiendra devant juge seul à la Cour du Québec.

Coupable dans une autre affaire

Entre-temps, Karim Jean-Gilles aura revu la juge Julie-Maude Greffe pour un autre dossier, connexe mais traité de manière concurrente.

C'est que l'homme de 34 ans a été reconnu coupable il y a trois semaines de voies de fait et de menaces.

On lui reprochait notamment de s'en être pris à un huissier venu le 12 janvier dernier lui remettre une citation à comparaître, ainsi qu'à l'un des huit policiers appelés sur les lieux.

Détenu depuis, Jean-Gilles avait plaidé non coupable aux 11 chefs d'accusation déposés contre lui.

Au cours d'un procès expéditif, il avait fait valoir que c'est le nombre d'agents appelés en renfort, inutilement élevé selon lui, qui l'avait poussé à réagir de la sorte – une défense qui n'avait pas été retenue par la magistrate.

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