Pas de contrat, ni de promesse pour le vétéran Tomas Fleischmann à l'ouverture du camp d'entraînement du Canadien de Montréal.

Un texte de Diane Sauvé

L'attaquant de 31 ans se présente à Brossard avec une simple invitation malgré huit saisons derrière la cravate.

« Les joueurs autonomes comme moi sommes surpris par ce qui s'est produit cette année. La situation est étrange pour tout le monde. Certains doivent se contenter de moins et accepter des invitations. »

Pour Fleischmann, cette tendance s'explique avec la réalité du plafond salarial . « Les clubs attendent de voir ce que feront leurs jeunes avant de s'engager envers les vétérans. »

S'il est en réduit à un simple essai professionnel, explique Fleischmann, c'est que les deux dernières années n'ont pas été parfaites. 

« Je n'ai pas eu beaucoup de temps de glace en Floride ( 7 buts - 14 passes en 2014-15 avec les Panthers). Je m'attendais à faire partie des six premiers attaquants. Puis on m'a échangé à Anaheim où j'ai connu une belle expérience en séries éliminatoires. Hormis ça, ce n'est pas ce que j'espérais. »

Pourquoi Montréal? Tout simplement parce que l'équipe accède aux séries ces dernières saisons et se rend presqu'en finale, raconte l'attaquant, qui a récolté 310 points, en 581 matchs en carrière dans la LNH ( Washington, Colorado, Floride, Anaheim).

Lapsus ?

Fleischmann s'est plus à l'aise à l'aile gauche. Un atoût pour lui avec le nouveau statut d'Alex Galchenyuk qui passe de l'aile gauche au centre. Et une police d'assurance avec le statut précaire de Max Pacioretty, explique Torrey Mitchell.

« Il peut amener du jeu offensif. On a besoin de ça avec Pacioretty qui ne sera pas prêt pour le début de la saison ».

Était-ce un lapsus ou Mitchell en sait plus sur la situation de Pacioretty?  Mais le Montréalais s'est vite ravisé. 

« Je parlais du début du camp. Je n'ai aucune idée de sa situation (Pacioretty). »

Chose certaine, le tchèque espère que le nouveau conseiller au personnel-entraîneurs, Craig Ramsay, a eu un bon mot pour lui. Fleischmann dit avoir eu une bonne relation avec Ramsay alors qu'il était entraîneur-adjoint avec les Panthers de la Floride.

Un peu comme Semin

Il y a un autre vétéran qui se retrouve dans la même situation aux yeux de Tomas Fleischmann, c'est son ancien coéquipier à Washington, Alexander Semin.

« C'est un très bon joueur. Il y avait une chimie entre nous. Si j'avais la chance de joueur encore avec lui, j'en serais ravi. Je n'ai qu'à lui donner la rondelle et il marque. J'ai joué avec différents joueurs au cours des trois dernières saisons et c'est un des meilleurs. »

Quand on lui demande s'il est en forme, il nous réfère au responsable du conditionnement physique. Le défenseur Jeff Petry, lui, a pu témoigner de sa forme.

« Je viens de faire un test avec lui. Il a beaucoup d'endurance. Il semble rapide. Il a un bon gabarit ( 6'01", 192 lbs selon la fiche du CH) . Ça peut l'aider. »

Fleischmann refuse de dire que sa situation est difficile à vivre et tente sa chance avec enthousiasme. Pas question pour lui de rester à la maison et d'attendre une offre qui ne viendra peut-être pas.

Pas question non plus de penser à autre chose que la Ligue nationale.

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