Le championnat de la saison de formule E se jouera lors des deux courses du week-end à Montréal.

Tout comme en F1, la formule E met aux prises de grands manufacturiers automobiles.

On peut lire sur les garages de Montréal les noms de Renault, d'Audi, de BMW, de Jaguar.

Mercedes-Benz a confirmé sa participation en 2019, et on dit qu'un autre géant de l'automobile annoncera ce week-end qu'il entre en formule E.

Audi et Renault, par le biais des équipes Abt Schäffler et e Dams, se font cette saison la lutte pour le titre. Ça se jouera à Montréal.

Renault a une avance de 65 points sur Audi avant les deux courses à Montréal. Une avance pas assez confortable pour prendre ce dernier week-end à la légère.

« Quand on joue le titre, il y a toujours une pression, avance Nicolas Prost, pilote de l'écurie Renault. Je dirais qu'on est quand même dans une position favorable. Il faut pas s'endormir sur nos lauriers, mais il faut rester humble et peut-être pas trop risquer. Donc, ce qu'il faut c'est surtout d'éviter les pièges et de marquer de bons points. »

C'est 25 points pour la victoire, 43 pour un doublé. Plus les points de la position de tête et le point du tour le plus rapide.

La marque française est championne en titre et son pilote, le Suisse Sébastien Buemi a mené le classement, l'an dernier.

L'ancien pilote de F1 a 10 points d'avance sur le Brésilien Lucas di Grassi de l'écurie Audi.

Dans le paddock, les deux garages se font face. Pas de tension particulière entre les deux adversaires, quelques poignées de main. Mais en piste, c'est autre chose.

« C'est très dur en piste pour les pilotes, les batailles sont féroces car, contrairement à la F1, les voitures sont très similaires, explique di Grassi. Il y a beaucoup plus de batailles entre les pilotes et les équipes, puisqu'on ne peut travailler que sur certains éléments de la voiture. »

Cela fait deux ans que le Brésilien ronge son frein. Il s'est déjà battu deux fois pour le titre sans le gagner. Il a remporté une victoire cette saison, à Mexico, et a partagé le podium avec Buemi quatre fois.

Audi veut casser l'hégémonie de Renault qui a remporté les deux titres par équipe depuis la création du championnat.

D'après un reportage de Philippe Crépeau

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