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Fortier, Alain, Boucher et Waked, quatre Québécois qui veulent impressionner le CH

Seulement 9 hockeyeurs québécois ont trouvé preneurs lors du repêchage de la Ligue nationale il y a deux semaines. Plusieurs jeunes joueurs de la province continuent toutefois de rêver à une carrière au sein du circuit Bettman.

Un texte de Michel Chabot

C'est le cas de Maxime Fortier, auteur de 87 points en 67 matchs avec les Mooseheads de Halifax au cours de la dernière campagne. Le natif de Lasalle est l'un des cinq Québécois invités au camp de développement du Canadien qui se tient depuis dimanche à Brossard.

Ignoré pour la deuxième année de suite à l’encan amateur de la LNH, Fortier, 19 ans, a accepté l’invitation du CH, tout comme l’année dernière.

« C’est sûr que c’est une déception quand tu es au repêchage et que tu n’entends pas ton nom. Après, ça s’oublie vite. J’ai un travail à faire et je suis déterminé.

Et il a bien l’intention d’impressionner l’état-major du CH, d’ici mercredi, alors que se concluera ce camp.

« En n'étant pas repêché, l’objectif c’est d’avoir un contrat donc on ne se le cachera pas. Je me concentre sur cette semaine et on verra où ça aboutira. Mon but est de donner tout ce que j’ai pour que ce soit plus facile pour eux de prendre une décision. »

À l'instar de Fortier, Alexandre Alain, est encore admissible à jouer chez les juniors. Mais il a d'autres visées pour l'automne. Le centre de l’Armada de Blainville-Boisbriand est enthousiaste à l’idée de jouer à Laval, là où le club-école du Canadien s’est installé en vue de la prochaine saison.

« Je suis de Québec alors Laval ce n’est pas trop loin de chez moi. C’est une motivation de plus et ça m’incite à travailler fort pour montrer tout ce que je peux faire. »

Atteint d’une tumeur à la moelle épinière il y a quelques années, l’athlète de 20 ans considère qu’il est plus fort mentalement après avoir surmonté une telle épreuve.

« C’est de l’adversité que peu de jeunes vivent à cet âge, dit Alain. Ça m’a permis de me rendre compte que la vie, parfois, ce n’est pas long avant que ça décroche. Ça me permet d’apprécier les petites choses de la vie et d’essayer d’en profiter. »

Mature et diplômé

Ayant emprunté un autre chemin, celui du hockey universitaire américain, le Montréalais Jordan Boucher veut aussi donner une bonne première impression.

Après une récolte de 26 points en 30 matchs à sa dernière saison à l'Université Clarkson, l’ailier gauche de 23 ans croit que son expérience aux États-Unis l’avantage.

« C’est sûr que c’est différent du parcours junior majeur, considère-t-il. On joue un peu moins de matchs et ça nous donne plus de temps de nous développer physiquement dans le gymnase. J’ai pris 25 livres en quatre ans à Clarkson. »

Bachelier en finance, Boucher a également goûté à la Ligue américaine cette année, portant l’uniforme de la filiale des Sénateurs d’Ottawa.

« C’était bien. J’ai seulement joué 9 matchs avec Binghamton. C’était bon d’avoir de l’expérience professionnelle, alors quand je suis arrivé ici je savais plus à quoi m’attendre. »

Antoine Waked, lui, a déjà un contrat en poche et devrait jouer pour le Rocket de Laval en 2017-2018. Et il apprécie grandement son premier camp avec l’organisation montréalaise.

« C’est vraiment plaisant d’être entouré d’autant de bonnes personnes de hockey, d’apprendre à chaque jour, explique celui qui a récolté 80 points en 67 matchs avec les Huskies de Rouyn-Noranda la saison dernière.

« Nous avons à notre disposition des entraîneurs qui ont joué beaucoup de matchs dans la Ligue nationale. Ils nous donnent beaucoup de trucs, comment se préparer avant les matchs, comment s’entraîner, comment bien manger. On touche vraiment à tout. »

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