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Françoise David à Mirabel pour soutenir les employés en lock-out de Québecor

La porte-parole de Québec solidaire Françoise David s'est rendue dimanche matin à l'imprimerie Mirabel, dont Québecor est propriétaire, pour donner son appui aux syndiqués en lock-out depuis deux semaines.

La députée de Gouin, qui visitait la région afin de participer à la journée « Portes ouvertes sur les fermes du Québec », a fait un arrêt à l'imprimerie pour livrer un message aux employés. Certains d'entre eux vivent leur quatrième conflit de travail avec leur employeur.

La culture d'entreprise de Québecor dénoncée

Le porte-parole du Syndicat des teamsters, Christopher Monette, affirme que les dirigeants qui ont décrété ce lock-out ont été mis en place par l'ancien président de Québecor Pierre Karl Péladeau, avant que celui-ci ne se lance en politique. Il l'accuse d'avoir instauré une « culture d'affrontement ».

M. Péladeau s'est refusé à tout commentaire à propos de ce conflit, ou de toute autre activité de Québecor, depuis qu'il est devenu chef du Parti québécois. Il a même annoncé, la semaine dernière, qu'il avait confié son bloc de contrôle du conglomérat à une société mandataire.

L'entreprise affirme de son côté avoir été « forcée » de décréter un lock-out, et soutient ne pas employer de briseurs de grève dans ce conflit. La direction de Québecor a déclaré attendre qu'un arbitre soit nommé pour continuer les négociations.

Le nombre minimal d'employés serait au cœur du litige. Québecor refuserait de se voir imposer un plancher d'emploi.

L'imprimerie, qui produit les quotidiens Le Devoir, le Journal de Montréal et le 24 heures, compte 125 employés. Le lock-out touche les pressiers, mécaniciens, électriciens et manutentionnaires, qui sont membres du Syndicat des teamsters.

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