Alex Galchenyuk et Devante Smith-Pelly ont eu droit à un petit tête-à-tête avec Marc Bergevin après l'entraînement matinal du Canadien mardi. Le DG avait sûrement quelques mots à dire à ses deux joueurs à la suite de l'intervention policière au domicile de Galchenyuk dimanche matin.

D'ailleurs, le Tricolore a fait savoir que Galchenyuk et Smith-Pelly ne rencontreraient pas les médias... pas plus que Marc Bergevin, ni l'entraîneur-chef Michel Therrien.

Selon ce que rapporte le quotidien La Presse, les policiers ont répondu à un appel au 911, pour une dispute conjugale, peu avant 8 h, au lendemain de la défaite de 3-1 du Canadien aux mains des Penguins de Pittsburgh.

La petite amie de Galchenyuk a été arrêtée et interrogée par les policiers, pour ensuite être relâchée.

Il semble que Galchenyuk avait invité plusieurs personnes à faire la fête chez lui, y compris son coéquipier Devante Smith-Pelly.

Sa copine se serait présentée dimanche matin. Une dispute aurait suivi, ce qui a incité l'une des personnes présentes à contacter le service de police. Les autorités policières ont confirmé qu'une jeune femme avait été arrêtée sur les lieux. 

Galchenyuk a refusé de porter plainte contre son amie de coeur, mais la procédure, dans les cas de violence conjugale, oblige la police à transmettre le dossier au Directeur des poursuites criminelles et pénales.

Appelé à commenter le cas de son coéquipier, le capitaine Max Pacioretty s'est montré plutôt avare de commentaires.

« La meilleure chose que je peux faire, c'est être un bon coéquipier et un bon ami. Comme c'est arrivé dans le cas de Kassian. Tu dois d'abord soutenir ton coéquipier, car c'est la vraie vie. »

C'est la troisième fois cette saison que des joueurs du Canadien se retrouvent en eaux troubles. En octobre, Zack Kassian a été impliqué dans un accident de voiture (il n'était pas au volant) tôt, encore un dimanche matin. L'attaquant a dû suivre une cure de désintoxication avant d'être échangé aux Oilers d'Edmonton à la fin décembre.

Nathan Beaulieu et Christian Thomas, eux, avaient été filmés dans un bar, vers 5 h 30. Le premier faisait un doigt d'honneur à la caméra. Le CH avait rayé Beaulieu de la formation pour un match après cet incident et avait échangé Thomas aux Coyotes.

Ce qui n'est pas sans rappeler la saison du centenaire en 2008-2009. Les frères Kostitsyn et Roman Hamrlik avaient alors, entre autres, défrayé la manchette pour leurs liens avec un membre du crime organisé et que le CH s'était taillé une place en séries de justesse. 

Y a-t-il lieu d'encadrer davantage les jeunes joueurs du Tricolore? Voici ce que Brendan Gallagher a répondu.

« Nous sommes parfaitement conscients [du marché]. Nous sommes assez intelligents. Tout le monde a un téléphone, tout le monde peut faire une histoire avec n'importe quoi sans égard à ce que vous faites. Peu importe si c'est vrai ou non, si ton nom est cité, les gens vont le croire. Nous devons comprendre qu'il faut agir comme si nous parlions aux médias. »

Chose certaine, Max Pacioretty apprend à la dure à sa saison recrue en tant que capitaine. « J'ai parlé à d'anciens capitaines qui m'ont ouvert les yeux sur ce que ce serait. J'essaie de rester moi-même. J'apprends au fil du temps. »

Pacioretty s'est lui-même retrouvé au coeur d'une mini-tempête samedi lorsqu'il s'est carrément arrêté de parler aux médias après la défaite du Tricolore pour se tourner vers P.K. Subban qui était en furie et blasphémait. On lui a posé des questions à ce sujet. Il a répondu, agacé. 

« Ça peut être difficile. Mais dans ce genre de situations, vaut mieux en rire. Car c'est ridicule. Nous sommes une équipe. S'il y avait un problème, vous l'auriez su. »

Malgré la pression et le marché chaud de Montréal, Max Pacioretty dit adorer la ville. « J'aime la pression que vous me mettez sur les épaules. Ça me garde les deux pieds sur terre. Je veux être hué si j'ai un mauvais match et être applaudi quand je marque. »

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