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Galchenyuk rétrogradé au sein du quatrième trio

Le Canadien de Montréal a perdu ses trois derniers matchs, et Claude Julien a commencé à montrer des signes d'impatience. Alex Galchenyuk l'a constaté à l'entraînement mercredi.

Un texte de Michel Chabot

L’entraîneur-chef a réuni certaines unités qu’il avait utilisées la veille, à partir de la deuxième période contre les Blackhawks de Chicago.

Galchenyuk s’est ainsi retrouvé avec Torrey Mitchell et Ales Hemsky dans un improbable quatrième trio, auquel peu d’observateurs auraient pensé il y a quelques jours encore.

Artturi Lehkonen a obtenu la promotion du jour. Le Finlandais s’entraînait à la droite de Jonathan Drouin et Max Pacioretty.

Tomas Plekanec avait pour sa part Paul Byron et Brendan Gallagher comme ailiers au sein du deuxième trio, tandis que Phillip Danault, Andrew Shaw et Charles Hudon composaient le troisième.

Sans le moindre point depuis le début de la saison, Galchenyuk se cherche et le message de son entraîneur est sans équivoque, même si l’ailier de 23 ans soutient que Julien ne lui a pas parlé de ce changement.

De mauvais poil à l’entraînement, Galchenyuk n’était guère d’humeur plus guillerette dans le vestiaire, alignant les réponses brèves.

Comme celle-ci, quand on lui a demandé comment il évaluait son jeu.

Il s’est ensuite presque impatienté à la suite d’une autre question.

« Nous avons perdu trois matchs consécutifs et tu me demandes ce que j’aime de mon jeu? Il y a du positif et du négatif, mais nous devons trouver une façon de gagner. »

Pacioretty a pris sa défense avec autorité en affirmant que Galchenyuk avait eu des occasions de marquer contre les Blackhawks.

« Il a touché deux poteaux hier soir, a dit Pacioretty. Si ça entre, il se sent bien. Il faut continuer d’essayer. Les chances sont là, c’est une question d’un pouce ou deux. »

Le capitaine a par la suite montré son désaccord quant au constat des scribes au sujet de l’état d’esprit de son jeune coéquipier.

« Il est heureux, a-t-il insisté. Il se passe tellement de choses dans la chambre que les gens ne savent pas, et dire qu’un joueur est malheureux est injuste. Je tiendrais le même argument toute la journée. Je lui parle souvent, c’est un ami proche. Il veut travailler pour aider cette équipe à gagner. »

Avec seulement quatre buts en quatre rencontres au compteur, nombre de joueurs auraient avantage à se regarder dans le miroir. Mais Julien semble croire que le troisième choix du repêchage de 2012 est peut-être celui qui doit réfléchir davantage.

Pas que le hockey dans la vie

Max Pacioretty se dit par ailleurs soucieux, mais pas du manque de lustre du début de saison du CH.

Il pense à ses grands-parents, à ses cousins et à ses tantes, qui vivent dans le nord de la Californie, aux prises avec de gigantesques feux de forêt.

Pacioretty a raconté que sa mère devait se rendre à Santa Rosa, dans le cœur de la grande région vinicole californienne, pour aider les grands-parents de l'ailier gauche à évacuer leur résidence.

Devant les journalistes, le capitaine a dit qu'il y avait des choses beaucoup plus importantes dans la vie que la composition des trios d'une équipe de hockey.

Le Tricolore se rendra d'ailleurs en Californie pour une séquence de trois matchs, à commencer mardi soir par un duel à San José qui est située à 161 km au sud de Santa Rosa.

Entrée en scène de Schlemko

Blessé à une main, David Schlemko continue de s’entraîner avec ses coéquipiers. Le défenseur qui a changé d’organisation cinq fois depuis trois ans devrait disputer son premier match dans l’uniforme du Canadien avant longtemps.

« Je suis assez près [d’un retour au jeu]. Je dois parler aux soigneurs et voir où nous en sommes, mais je me sentais plutôt bien aujourd’hui. »

Schlemko a ensuite admis que son but est de jouer samedi lors de la visite des Maple Leafs de Toronto, mais que la décision ne lui appartient pas.

Le Canadien reprendra l’entraînement vendredi, au lendemain d’une journée de congé.

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