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Grand Montréal - Les 5 incontournables à rattraper ce week-end

L'actualité est un feu roulant qui n'attend pas. Au cours de la semaine, nous sommes sans cesse bombardés de nouvelles de dernière heure et d'images en direct. Pour ralentir un peu le rythme, nous vous offrons chaque fin de semaine une sélection de cinq perles de l'actualité montréalaise que vous pourriez avoir manquées.

À la manière « slow news », vous pourrez prendre le temps de vous délecter de ces photos, vidéos, chroniques, incursions sur le terrain et autres rencontres ordinaires ou extraordinaires que vous offrent nos reporters.

Cette semaine : matricule 728 sans filtre, les entrailles du mont Royal, bateau-boulot-dodo, les punaises de lit prennent le contrôle, et rififi à Projet Montréal. 

1. Le franc-parler du matricule 728 

Au micro d'Alain Gravel, la policière Stéfanie Trudeau présente « l'autre côté de la médaille » des événements du printemps 2012, lors desquels des vidéos virales de deux de ses interventions musclées l'ont portée à l'oeil du public. Après trois ans et demi dans l'ombre et un passage à vide, celle qui est désormais connue comme le « matricule 728 » veut régler ses comptes avec le passé.

Sans retenue, elle revient sur ses gestes, qui étaient selon elle justifiés dans le contexte : « j'étais la loi, j'avais reçu des ordres et il fallait y obéir ». Ses mots ne sont pas tendres à l'égard des haut placés qui ont laissé les policiers sur le terrain aux prises avec une situation explosive à laquelle ils n'étaient pas préparés. « Je pense que la gestion de crise n'a pas été très réussie [...] On étaient peu équipés, peu formés ». 

2. Mais qui a eu cette idée folle de percer le mont Royal?

Aujourd'hui, percer un tunnel sous le mont Royal ne ferait qu'ajouter un chantier aux innombrables qui ponctuent déjà la ville. Il y a cent ans, quand on ne disposait que d'ânes, de chevaux, de pics et de pelles, c'était carrément de la folie. Pourtant, d'ambitieux visionnaires s'y sont risqués, dont Antoine Quilicot, spécialiste des travaux de forages, dont le fils sera celui par qui le vélo arrivera à Montréal.

Attablé avec Annie Desrochers à la gare Centrale, l'historien Jean-François Nadeau raconte l'étonnante histoire de ce passage souterrain, dans laquelle interviennent la grippe espagnole, l'architecte de Central Park et un chanteur d'opéra. 

3. Se rendre au boulot en bateau

Accoudé à la rambarde du pont, vous vous connectez au wi-fi pour prendre vos premiers courriels de la journée. Vous levez parfois les yeux de votre écran pour admirer la vue sur le centre-ville, tout en prenant une bonne bouffée d'air salin. Toutes les huit minutes, sept jours sur sept, jusqu'à 300 passagers s'embarquent comme vous sur une navette fluviale qui les amène au travail ou à la maison. 

Cette scène, qui est la réalité quotidienne des habitants de Göteborg, en Suède, pourrait bien s'incruster dans le paysage montréalais. Une étude commandée il y a un an doit évaluer la possibilité d'ajouter une navette fluviale au réseau de transport de la métropole, qui, on l'oublie parfois, est entourée de majestueux cours d'eau. En attendant les résultats de l'étude, Jean-Sébastien Cloutier est allé voir si l'herbe scandinave est plus verte qu'ici. Son constat ? Le bilan est positif. On a bien hâte d'entendre Yves Désautels annoncer que « pour les traversées de la Rive-Sud, c'est très fluide par la voie fluviale ». 

4. Les punaises de lit à la conquête de Montréal

Ça vous pique et vous avez des sueurs froides juste à y penser? Votre peur des punaises de lit pourrait malheureusement être fondée. Les exterminateurs qui ont parlé à notre reporter Thomas Gerbet sont sans équivoque : « on a perdu le contrôle ». « En 2000, je faisais un ou deux cas de punaises par année, maintenant c'est de 50 à 100 par jour » raconte l'un d'entre eux.

Dans cet article très complet, vous trouverez la liste des lieux publics dans lesquels on a trouvé des punaises, le nom des quartiers les plus touchés, 10 conseils pour éradiquer les tenaces parasites, et la réponse de la Ville de Montréal. 

5. Esbroufe et contrition du maire de Rosemont 

Le maire de l'arrondissement Rosemont-La-Petite-Patrie s'est retrouvé dans l'oeil de la tempête cette semaine quand une vidéo où il refuse de répondre aux questions des journalistes est devenue virale. Interpellé sur la question des vignettes de stationnement, François Croteau répète inlassablement qu'il est là pour « rendre hommage à la mémoire du grand Antonio ». Les internautes ne se sont pas gênés pour critiquer son attitude. 

Il a ensuite présenté ses excuses puis a confié à Alain Gravel que le départ de Richard Bergeron a laissé un grand vide à Projet Montréal. « On a perdu notre chef fondateur. On a été blessé par ce geste. Pour nous, ça a été une trahison. À la suite de ça, tout le monde se remet en question. »

En bonus : une invention à l'intention des bricoleurs du dimanche

Deux designers montréalais ont pensé à vous : ils ont inventé un cadre qui se pose sans à avoir à percer un trou dans le mur grâce à un ingénieux système d'ancrages. Fini les chapelets de jurons pour cause de coup de marteau sur le pouce le jour du Seigneur. 

 

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