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Grand Montréal - Les 5 incontournables à rattraper ce week-end

L'actualité est un feu roulant qui n'attend pas. Au cours de la semaine, nous sommes sans cesse bombardés de nouvelles de dernière heure et d'images en direct. Pour ralentir un peu le rythme, nous vous offrons chaque fin de semaine une sélection de cinq perles de l'actualité montréalaise que vous pourriez avoir manquées.

À la manière « slow news », vous pourrez prendre le temps de vous délecter de ces photos, vidéos, chroniques, incursions sur le terrain et autres rencontres ordinaires ou extraordinaires que vous offrent nos reporters.

Cette semaine : P.K. Subban à la défense des enfants malades, un mystérieux « Monsieur Sardine » capture les chats de Rosemont, les moteurs des voitures modifiées vrombissent dans le stationnement du Patates 2000 à Laval, une visite archéologico-historique du Village des yanneries et les villes durables creusent les inégalités entre les hommes et les femmes. Et un petit bonus fort en caractère. 

1. Le grand « C », de cancer à capitaine


Il brillait déjà sur la glace, mais voici que le numéro 76 brille également au panthéon des philanthropes. P.K. Subban a annoncé que sa fondation versera 10 millions de dollars à l'Hôpital de Montréal pour enfants au cours des sept prochaines années. Le défenseur, qui a signé un contrat de 75 millions sur 8 ans, a déclaré vouloir s'investir pour Montréal autant que Montréal a investi en lui. « Ta ville est aussi ma ville et je veux donner l'exemple », a-t-il lancé. Il raconte avoir été extrêmement touché par l'histoire d'Alex Shapiro, un petit joueur de 11 ans qui a succombé au cancer.

Certains ont laissé entendre que ce geste plaçait Subban en bonne position dans la course au capitanat du Tricolore. Le défenseur a toutefois rapidement accordé tout son soutien à son coéquipier Max Pacioretty lorsqu'il a été annoncé que ce dernier arborerait le « C » sur son jersey. « C'est un privilège de porter ce chandail avec ou sans lettre. »

2. « Minou, minou, minou... »

Camion, le chat du petit Léo et de sa soeur Clémentine, est disparu dans une ruelle de Rosemont. Les deux bambins et leur mère, Marie-Ève, n'ont fait ni une ni deux et sont partis à la recherche de l'intrépide Camion. Coup de théâtre : ils ne retrouvent pas le félin, mais constatent qu'un voisin a posé une cage au bout de la ruelle, dans laquelle il attire les animaux du coin grâce à d'alléchantes sardines. Le mystérieux homme, surnommé « Monsieur Sardine », irait porter les chats qu'il croit errants au Berger blanc. Est-ce légal? Est-ce une bonne stratégie pour remédier au problème des chats errants? Léo et Clémentine ont-ils retrouvé Camion ? Hugo Lavoie est allé investiguer. 

3. La passion à vitesse grand V

Tous les soirs, ils se rejoignent dans des stationnements de banlieue. Ils n'y sont pas pour faire la fête, mais plutôt pour exhiber leurs bolides. Ils comparent leurs nouveaux enjoliveurs de roue, ou s'extasient au doux son du vrombissement des moteurs. La passion pour les voitures modifiées est effervescente dans les couronnes nord et sud de Montréal. Les jeunes ne lésinent pas sur les moyens pour aller au bout de leur « art ». Roxane, 19 ans, est retournée vivre chez ses parents pour accumuler le pactole nécessaire à l'achat de sa convoitée 350Z. Jérémie, 21 ans, a pour sa part allongé plus de 40 000 $ pour améliorer sa Datsun 280Z, dont il retire une fierté rayonnante. Marie-Ève Tremblay s'est immiscée le temps d'une soirée dans l'univers des passionnés de voitures modifiées. 

4. Montréal, ville de fourrure et de cuir

Au début du 19e siècle, c'est un carnage absolu dans les forêts avoisinantes de Montréal. Des milliers d'orignaux, de rats musqués, de renards et de castors sont tués pour ravitailler l'industrie florissante du cuir à Montréal. C'est à l'extrémité ouest du quartier Saint-Henri, sous les restes de l'échangeur Turcot et face aux vestiges du Village des tanneries, qu'Annie Desrochers a rencontré Jean-François Nadeau.

Le site archéologique du Village des tanneries comptait au 18siècle huit tanneries où l'on traitait les peaux et le cuir. La décision du gouvernement du Québec et de la Ville de Montréal de détruire ce site archéologique suscite l'indignation des défenseurs du patrimoine. Ce n'est pas sans raison puisque, comme l'explique l'historien, la fourrure et le cuir ont été un vecteur considérable de développement à Montréal.

5. Villes durables, villes sexistes? 

Plus une ville est durable, plus elle est sexiste ? C'est ce que semblent indiquer les recherches du géographe Yves Raibaud, de l'Université de Bordeaux. « On peut déjà dire que la ville est sexiste, parce qu'elle a, de tout temps, été créée par et pour les hommes ». Il fait remarquer par exemple que les femmes, encore fréquemment victimes de harcèlement de rue, peuvent préférer prendre leur voiture que le transport en commun où elles ne se sentent pas en sécurité. Dynamique similaire pour les femmes qui, encore majoritairement responsables de prendre soin des enfants, se sentent jugées lorsqu'elles utilisent la voiture pour déplacer la marmaille.

Tant que les villes ne s'attaqueront pas aux inégalités qui persistent entre les hommes et les femmes dans l'espace urbain, la « ville verte » continuera à privilégier les hommes, conclut Yves Raibaud. Au micro d'Annie Desrochers, il explique ses constats. 

En bonus : Régis Labeaume pas content des questions d'Alain Gravel

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