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Grand Prix du Canada : un contrat sans appel d'offres autorisé pour répondre à des exigences de la FIA

Des correctifs demandés par la Fédération internationale de l'automobile (FIA) en vue du Grand Prix du Canada ont obligé la Ville de Montréal à octroyer en vitesse un contrat sans appel d'offres de 4 millions de dollars pour la réalisation de travaux au circuit Gilles-Villeneuve.

Les modifications au poids et à la grosseur des voitures de formule 1 forcent en effet des changements dans la zone « hospitalité » destinée aux pilotes, à l'arrière des paddocks, pour assurer leur sécurité et celle de leurs équipes. Le bureau du maire de Montréal précise qu'il s'agit d'une dépense unique, non récurrente.

La Société du parc Jean-Drapeau estimait que le Groupe de course Octane inc., seule entreprise à avoir fait ce genre de travaux depuis 10 ans, était le choix idéal dans ce cas-ci.

La Loi sur les cités et villes l’obligeait toutefois à passer par un appel d’offres public.

À moins de deux mois du Grand Prix, la Ville jugeait que le contrat devait être accordé de gré à gré, faute de quoi la tenue du Grand Prix du Canada aurait pu être compromise en 2017.

C’est pourquoi elle a demandé une dérogation au ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, qui l'a acceptée.

D'autres travaux à terminer

Le maire Denis Coderre avait confirmé en novembre dernier la tenue du Grand Prix du Canada, les 9, 10 et 11 juin prochains.

Montréal avait dû négocier avec l’ancien patron de la F1, Bernie Ecclestone, parce que la Ville avait reporté de deux ans la réalisation de nouvelles installations au circuit Gilles-Villeneuve.

Le contrat de 10 ans signé en 2014 avec M. Ecclestone, qui a quitté son poste en janvier dernier, stipulait que ces installations devaient être terminées pour l'édition 2017, sous peine de voir le contrat être résilié.

Le coût estimé des travaux sur les garages, la tour de contrôle et l'antenne médicale du circuit est de 48 millions de dollars. Ils doivent être achevés en 2019.

« La Ville est présentement en négociation avec le gouvernement du Québec afin qu’il soit partenaire à la hauteur de 18 millions de dollars », a précisé par courriel l'attachée de presse au bureau du maire et du comité exécutif, Noémie Brière-Marquez.

Avec la collaboration de Jean-Sébastien Cloutier

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