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Grève dans 42 résidences pour personnes âgées du Québec

Pour la première fois, près de 3000 travailleurs de résidences privées pour personnes âgées au Québec se mobilisent pour réclamer de meilleures conditions de travail. Radio-Canada a obtenu la liste des établissements concernés.

Un texte de Julie Marceau

Environ la moitié des centres sont situés dans le Grand Montréal, tant sur le territoire de la métropole que sur la Rive-Sud et la Rive-Nord. Des syndiqués font aussi la grève dans des établissements de Québec, Trois-Rivières, Saint-Hyacinthe, Sorel-Tracy, Salaberry-De-Valleyfield, Victoriaville, Rawdon, Princevillle, Drummondville, Jonquière et Chicoutimi.

« C'est la première fois que ça se fait comme ça, c'est une première au Québec », affirme le président du Syndicat québécois des employés de service (SQEES-FTQ) Richard Belhumeur.

Si des centaines de travailleurs sont en grève le même jour, ils exerceront ce droit à tour de rôle pour respecter la loi sur les services essentiels, soit durant 10 % de leur temps de travail, c'est-à-dire moins d'une heure chacun.

Tâches qui ne sont pas effectuées

Parmi le travail qui n'est pas effectué, il y a des tâches ménagères comme changer les draps de lits, passer l'aspirateur, nettoyer les planchers ou ramasser le linge qui traîne. Il y a un seul menu - excepté pour les diètes particulières - et ceux qui aiment les sucreries doivent se passer du service aux tables des desserts.

Le syndicat assure qu'il s'agit de services accessoires qui ne mettent en aucun cas la santé ou la sécurité des résidents en jeu.

Quelque 80 % des syndiqués sont des femmes : préposées aux bénéficiaires, préposées à l'entretien ménager, infirmières auxiliaires, cuisinières et animatrices.

Elles réclament une hausse de leur rémunération moyenne à 15 $ l'heure. Actuellement, les préposés aux bénéficiaires touchent un salaire moyen de 12,50 $ l'heure.

Une faible attractivité

La FTQ estime que si les résidences privées sont en pleine croissance, les salaires ne suivent pas.

« On a de la difficulté à garder des travailleurs formés et expérimentés en raison de ces conditions-là. En bout de piste, ce sont les résidents qui en souffrent. La qualité des services, c'est difficile à assurer s'il y a constamment un roulement de personnel », souligne le président du Syndicat québécois des employés de service, Richard Belhumeur.

Vers une grève générale illimitée?

« Après la journée du 11 mai, s'il n'y a pas de modifications, il pourrait y avoir d'autres mandats de grèves plus longs et, éventuellement, si les négociations n'aboutissent pas, cela pourrait aller jusqu'à être la grève générale illimitée », prévient le représentant syndical.

« C'est un avertissement sérieux de la part des travailleurs et travailleuses aux propriétaires : ils doivent reconnaître davantage le travail par de meilleurs salaires », ajoute-t-il.

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