Retour

Grève de deux jours dans 61 CPE du Grand Montréal

Les deux tiers des centres de la petite enfance (CPE) syndiqués avec la CSN à Montréal et à Laval sont fermés mercredi et jeudi en raison d'un débrayage de leurs employés. Pas moins de 6000 enfants sont touchés, selon le syndicat.

Ces journées de grève sont puisées à même une banque de six jours de débrayage votée en assemblée générale le 9 septembre dernier.

Ce sont donc 61 des 107 CPE affiliés à la CSN de l'île de Montréal et de Laval qui sont fermés mercredi et jeudi, pour un grand total de 1350 employés (éducateurs, cuisiniers, employés de bureau, etc.). Les syndiqués des 46 autres CPE membres auraient déjà conclu une entente ou seraient en voie de le faire, explique le syndicat.

Mercredi matin, les syndiqués ont fait du piquetage à la station de métro Pie-IX, avant de se rendre devant les bureaux de l'Association patronale des CPE, situés à proximité.

« Nous, notre but aujourd'hui, c'est de se faire entendre », a dit Carole Leroux, présidente du Syndicat des Travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval (CSN). « Les travailleuses sont non seulement impatientes, mais fâchées de la situation. Nous, ce qu'on veut, c'est un règlement. C'est ça l'objectif aujourd'hui. »

Désaccords à propos d'une entente nationale

Le syndicat reproche à l'Association patronale des CPE (APCPE) de vouloir imposer aux travailleurs de nombreux reculs au niveau régional et de ne pas intégrer totalement l'entente nationale conclue le 6 novembre entre la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), le ministère de la Famille et des représentants des associations patronales.

« Ce qu'ils veulent, eux, c'est intégrer à peu près 85 % de l'entente, ce qui fait qu'il reste 15 % de l'entente qu'eux veulent renégocier », dénonce Carole Leroux. « Le 15 % qu'ils refusent, c'est sur nos conditions de travail, c'est sur la gestion de nos conditions de travail ».

« Ce qu'il faut comprendre, c'est que c'est une entente qui a déjà été négociée, insiste-t-elle. Ça n'a aucun sens de renégocier une entente qui est déjà négociée. Nous, ce qu'on veut, c'est cette entente-là, rien de moins. »

Du côté de la partie patronale, on n'a pas la même lecture de la situation. « Nous ne faisions pas partie de l'entente nationale et, depuis le début 2016, le syndicat le sait », affirme sa porte-parole, Chantal Bellavance, qui s'explique mal la tenue de cette grève de deux jours. « Nous sommes encore en négociation. Il y a des dates au calendrier. [Hier], nous étions en négociation. Le climat est cordial. Ça se déroule bien », indique-t-elle.

La convention collective qui lie les deux parties est échue depuis le 31 mars 2015.

D'autres syndiqués ailleurs au Québec débrayeront aussi cette semaine pour des raisons similaires. D'abord, en Estrie, 13 CPE seront fermés mercredi et jeudi, car au moins 250 syndiqués seront en grève. Puis, jeudi et vendredi, ce sera au tour d'environ 350 salariés issus de 13 autres CPE de la Mauricie et du Centre-du-Québec de faire de même.

Une première journée de grève a déjà été observée le 30 octobre pour permettre aux syndiqués de participer à un grand rassemblement dans le Quartier des spectacles, à Montréal. Ailleurs au Québec, d'autres manifestations se déroulaient au même moment.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Les pires inondations





Rabais de la semaine