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Grève maintenue pour les 57 CPE de Montréal et Laval

Les éducatrices des 57 Centres de la petite enfance (CPE) de Montréal et de Laval qui sont en grève illimitée depuis mercredi le seront toujours lundi matin. Les négociations avaient repris entre le syndicat et la partie patronale dimanche, mais elles n'ont pas abouti, selon un message publié sur la page Facebook du syndicat.

« La grève est maintenue […] Les négociations se poursuivront demain matin [lundi] », a publié le Syndicat des travailleuses des CPE de Montréal et Laval de la CSN.

Ce sont plus de 1350 travailleuses de 57 des 993 CPE du Québec qui sont en grève illimitée depuis mercredi matin.

« La partie syndicale ne demande pas mieux qu’il y ait un règlement le plus rapidement possible », a indiqué la porte-parole du comité de négociation syndical, Nathalie Fontaine, en entrevue à RDI Weekend.

« C’est vraiment le moyen ultime qu’elles ont pris d’aller en grève », dit-elle, rappelant que les travailleuses « ne gagnent déjà pas un gros salaire ».

Nathalie Fontaine n'est toutefois pas très optimiste quant à l'issue des négociations, soulignant les mandats forts reçus des deux côtés. À la mi-mai, les travailleuses avaient voté à 91 % pour un mandat de grève. Elles sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2015.

Elle espère toutefois que « les conciliateurs pourront aider à dénouer l’impasse ».

3000 enfants touchés

La porte-parole syndicale est toutefois claire : « pour l’instant, le mot d’ordre est maintenu pour que la grève se maintienne lundi matin ».

Nathalie Fontaine a un message pour les parents des 3000 enfants de la grande région de Montréal touchés par la grève générale : « Je leur dis de ne pas lâcher, d’être courageux. On comprend que c’est difficile pour eux. »

Elle assure que les travailleuses ont l'appui des parents. « Ils sont beaucoup derrière nous, ils comprennent que nos demandes ne sont pas déraisonnables. On apprécie leur solidarité envers nous. »

Les points en litige

Mardi, l'Association patronale nationale des CPE avait demandé au syndicat de surseoir à la grève, estimant qu’« il n’y a pas de point majeur qui achoppe ».

Or, le syndicat estime plutôt que la partie patronale « demande des reculs majeurs aux travailleuses ».

« Ce qui nous tient à cœur, c’est évidemment de conserver notre semaine normale de travail », indique Nathalie Fontaine. Le syndicat craint que les heures de travail soient coupées de façon arbitraire. « Ils pourraient, juste en consultant la déléguée, passer de 30 heures à 15 heures par semaine », déplore-t-elle.

Le syndicat dénonce aussi les changements proposés par la partie patronale concernant le pouvoir décisionnel des travailleuses.

« Dans les CPE, les travailleuses ont toujours participé aux décisions qui se prenaient en équipe de travail et là, la partie patronale veut complètement tasser l’expertise des éducatrices pour faire en sorte de [prendre] seule les grandes décisions. »

Les travailleuses demandent par ailleurs à ce que leur ancienneté soit respectée.

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