Un abandon. Ce n'est pas ce que Hugo Houle avait dans ses cartons au départ du Grand Prix cycliste de Montréal dimanche matin.

Un texte de Manon Gilbert

Mais le Québécois d'AG2R, qui a prolongé de deux ans son entente avec la formation belge en début de semaine, n'avait pas de quoi rougir après avoir jeté l'éponge à mi-parcours des 205,7 km.

« J'ai attaqué au début. J'ai fait mon travail. Après, j'ai eu le retour d'ascenseur, mais je savais que je devais rouler de même. Je me suis fait un peu avoir quand l'échappée de 24 est partie », a expliqué le cycliste de Sainte-Perpétue.

Avec la pluie qui s'était invitée pour la première fois en six éditions, Houle savait que la course démarrerait sur les chapeaux de roue. Il avait vu juste. Les attaques ont fusé de toute part, de quoi casser les jambes même des plus en forme.

Bien placé aux avant-postes dans les premiers tours, Houle a tenté à plusieurs reprises de se glisser dans la bonne échappée. Comme au quatrième tour où il est sorti en contre-attaque avec le Colombien Julian Arrendondo pour chasser l'Espagnol Marc Soler de la Movistar.

Mais derrière, le peloton ne l'entendait pas ainsi. Chaque fois, il a réagi pour mettre fin aux aspirations des protagonistes.

« À plusieurs reprises, je pensais que ça allait être bon, mais la course était tellement intense qu'à chaque fois, ça revenait. »

C'est au sixième tour, finalement, que 20 hommes ont uni leurs efforts. Mais Houle n'avait déjà plus les jambes pour les suivre.

« L'équipe est contente de mon travail, a assuré l'athlète de 24 ans. C'est une bonne journée pour moi. C'est sûr que ça parait peut-être un peu bizarre pour les gens de me voir arrêter à la mi-course, c'est tellement un circuit exigeant. [...]Du premier au dernier tour, ça a attaqué, c'est dur pour les coureurs, mais c'est bon pour le spectacle. »

À compter de jeudi, Houle mettra le cap sur Richmond, en Virginie, où se dérouleront les Championnats du monde du 19 au 27 septembre.

La grippe a raison de Boivin 

Son compatriote Guillaume Boivin sera aussi de la partie à Richmond. Aux prises avec une grippe depuis sa 28e place au Grand Prix de Québec vendredi, le Montréalais a rendu les armes après quelques tours.

« J'ai essayé de rester positif. Mais le départ n'a pas pardonné, ça n'a jamais ralenti. Là, je suis dans mon salon, je regarde la course et ça roule encore à fond », analyse Boivin.

Et croyez-le ou non, il aurait largement préféré prendre une douche avec le peloton que de rester bien au sec dans son salon!

Son avenir en dépens, lui qui est toujours en quête d'un contrat avec une équipe WorldTour ou procontinentale l'an prochain.

D'où l'importance de prendre du repos dans les prochains jours pour obtenir un bon résultat en Virginie.

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