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« Il faut essayer certaines choses » - François Dumontier

François Dumontier regardera le Grand Prix d'Australie avec une attention particulière, comme il l'a expliqué à Radio-Canada, jeudi.

Il veut voir si Mercedes-Benz aura un peu plus d'opposition en 2016. Il veut voir aussi si la F1 a fait le bon choix de modifier son format de qualification, car en fin de compte, il veut s'assurer que le public sera au rendez-vous au circuit Gilles-Villeneuve.

Si Mercedes-Benz fait encore cavalier seul ou si le nouveau format de qualification, le grand changement de ce début de saison, s'avère plus compliqué que le précédent, certains amateurs pourraient décrocher.

« C'est à Melbourne qu'on voit le résultat des essais privés, ce que les équipes ont fait en usine dans l'intersaison, explique François Dumontier. J'ai hâte de voir ce que Mercedes-Benz va faire, ce que Ferrari va faire.

« Je pense personnellement qu'il y aura une bataille entre les deux équipes, j'ai hâte aussi de voir ce que Renault va faire, et j'espère que McLaren va faire mieux que l'an dernier. »

En somme, François Dumontier souhaite une plus grande parité entre les grosses équipes. Il aura sa réponse dans les prochaines heures.

« Mercedes-Benz s'est mieux adaptée au moteur hybride. Ils ont mieux analysé, interprété le règlement, mais les autres équipes se rapprochent, et qui sait si l'an prochain, ce ne sera pas Ferrari qui dominera. La F1 est cyclique.

« Je pense que le championnat est en santé, affirme le promoteur. On a de bons pilotes et de jeunes pilotes. »

Concernant le nouveau format de qualification, mis en place à Melbourne après bien des discussions de coulisse, il veut garder une certaine ouverture d'esprit.

« Je suis assez heureux de ce changement-là, lance-t-il. On demeure avec trois manches de qualif, un système d'élimination des voitures, mais pour le public présent au circuit Gilles-Villeneuve pourra voir plus d'action en piste, car les équipes devront envoyer les voitures plus souvent et plus longtemps pour faire des temps. Contrairement à l'an dernier, où parfois, on gardait la voiture à l'intérieur en attendant de faire LE tour. »

Ce nouveau format de qualification a fait l'objet de débats au sein du groupe stratégique et de la commission F1 de la FIA. Des réunions auxquelles prennent part les représentants des équipes, de la FIA, de la FOM, et les promoteurs.

« Bernie Ecclestone a proposé que le détenteur de la pole position parte en 10e place, rappelle François Dumontier, avec un sourire. Plusieurs propositions ont été mises sur la place. Il y a eu un compromis dans le groupe. Il faut quand même essayer certaines choses, et je pense que c'est quand même positif.

« Si on regarde d'autres séries en Amérique du Nord. Par exemple, le Nascar a changé de format de qualification deux, trois fois dans les quatre dernières années, rappelle M. Dumontier. Ils l'ont encore changé cette année. Donc, il faut innover parfois, et essayer de voir ce qu'on peut améliorer. Essayons-le, je suis assez d'accord avec ça. »

Les amateurs vont certainement réagir à la première course de la saison.

La F1 devra prendre note des critiques et s'ajuster le cas échéant, comme elle l'a fait avec la sonorité des moteurs. Le retour du turbo en 2014 a amorti le bruit strident des moteurs, et plusieurs pensaient que la F1 y perdait un peu de son âme.

« Autant les vrais amateurs, de longue date, que les nouveaux regardent, critiquent. Avec les médias sociaux, c'est facile. Alors, il faut être à l'écoute.

« Lorsque la FIA a introduit le moteur hybride turbo V6, on se souvient tous qu'il y a eu des commentaires basés sur la sonorité des moteurs. La sonorité va se rapprocher en 2016 d'un peu ce qu'elle était dans le passé, et pour 2017, on me dit que la sonorité sera presque de retour à ce qu'elle était en 2014. »

Concernant le Grand Prix du Canada 2016, qui sera présenté le 12 juin, il précède d'une petite semaine une toute nouvelle course, le Grand Prix d'Azerbaïdjan, le 21e du calendrier. Montréal ne risque-t-elle pas d'être dans l'ombre de Bakou, que tout le monde aura hâte de découvrir ?

« Les gens de la logistique de la F1 auront à réussir quelque chose d'incroyable, affirme-t-il. Être prêt pour le week-end en Azerbaïdjan, ce sera un tour de force. Le ballet des équipes à la fin du Grand Prix du Canada va se poursuivre cette année.  

« Je ne crois pas que le Grand Prix du Canada passe dans l'ombre de la course de Bakou, croit le promoteur canadien. On a des clientèles différentes. On a une clientèle de base qui est là, la vente de billets va très bien.

« Je fais partie de ceux qui pensent que plus on parle de la F1 et des grands prix, c'est bon, ça apporte une notoriété à notre produit, et on peut juste être favorable à ça. »

Pas de changement au circuit Gilles-Villeneuve en 2016, ou très peu. Les grands changements, exigés dans le contrat avec Bernie Ecclestone, sont prévus pour 2017 si tout va bien.

« En 2016, on revient avec les installations qu'on a depuis quelques années. Ça va être très similaire à l'an dernier, précise M. Dumontier.

« Aucune modification au tracé comme tel, mais depuis deux, trois ans, on s'applique à remplacer les glissières de sécurité, l'ancien modèle de clôture de protection, par des murets de béton et des clôtures à cadres rigides. »

« Cette année, entre le virage 9 et le virage 10, après la courbe du pont de la Concorde jusqu'à l'entrée de l'épingle, du côté gauche, toutes les glissières seront remplacées. »

Le Grand Prix du Canada sera le septième d'une saison de 21 courses, qui se terminera le 27 novembre à Abou Dhabi.

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