BILLET – Le Canadien a retourné Michael McCarron à son club-école en début de semaine. Ce n'était pas la première fois. On a pris l'habitude. Le premier choix du tricolore au repêchage de 2013 semble incapable de s'établir dans la Ligue nationale. Pourquoi?

Réponse facile : il manque de talent.

Bon. D’accord. Si c’est le cas, tournons la page et bâtissons résolument autour de Byron Froese, Peter Holland et Jacob De la Rose.

Vous dites? Que ce n’est pas mieux? Je partage cette opinion. Voilà pourquoi je me demande s’il ne faudrait pas trouver une façon de sauver ce pauvre McCarron.

Comparons

Alex Galchenyuk est un autre premier choix qui cause des soucis à l’organisation. Lui aussi tarde à se développer.

Que fait-on? Et qu’a-t-on fait pour stimuler son développement? On l’a promené d’un trio à l’autre. On l’a ramené avec les trios de pointe. On l’a utilisé et on l’utilise encore en avantage numérique. Bref : on n’abandonne pas.

McCarron n’a pas les mains de Galchenyuk. Dans le coffre à outils de l’organisation, McCarron est un marteau, Galchenyuk un outil de précision. McCarron est là pour la charpente et Galchenyuk pour la finition.

Que faire du marteau?

Le problème, actuellement, c’est qu’on retourne le marteau au club-école et qu’on tente de rebâtir sa confiance… en l’utilisant comme un outil de précision.

McCarron joue beaucoup à Laval comme il le faisait à Saint-Jean (Terre-Neuve-et-Labrador). On le place au sein du premier ou du deuxième trio, on lui fait confiance en avantage numérique… On le « répare » en quelque sorte.

Et, si tout va bien, on le retourne à Montréal où on ne fait absolument rien de ce qu’on faisait à Laval. On l’utilise peu, pas du tout en avantage numérique et on le confine au quatrième trio à deux présences par période.

Bref, on tourne en rond.

L’entourage

McCarron n’a pas les atouts et les habiletés pour se mettre en valeur tout seul. Il doit miser sur des compagnons de trio qui pourront l’y aider. Qu’on le fasse dans la Ligue américaine s’il le faut, mais qu’on cesse de lui demander d’être ce qu’il n’est pas.

Un modèle

Alors, oublions l’étiquette de « choix de premier tour » qu’on accole à McCarron. Des 185 joueurs repêchés après lui en 2013, seulement 6 ont joué 100 matchs ou plus. C’était une année très ordinaire.

Il faut l’accepter et cesser de rêver. Il faut trouver un modèle duquel s’inspirer. McCarron est gros et grand, mais il ne sera jamais Ryan Getzlaf. Par contre, il pourrait devenir Brian Boyle.

Boyle fait 1,98 m (6 pi 6 po), comme McCarron.

Il a été un choix de premier tour lui aussi (26e en 2003 - McCarron 25e en 2013). Il a maintenant 32 ans. Il a obtenu son premier poste régulier à 25 ans. Il marque en moyenne 10 buts par année depuis 8 ans. Mais il rend service. Il frappe. Il prend de la place. Il est fort et intimidant. Et il y a toujours une place pour lui dans un quatrième ou même un troisième trio.

Est-ce que McCarron pourrait devenir un Brian Boyle? Je crois que oui.

À la veille du jour du Souvenir, rappelons-nous que ce ne sont pas que les officiers qui gagnent les guerres. Et trouvons une façon de sauver le soldat McCarron.

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