L'Impact de Montréal a rendu hommage à son entraîneur, Mauro Biello, au lendemain de la victoire de l'Impact sur le Toronto FC. 

Dans le dernier match de la saison, contre Toronto dimanche, l'Impact a connu un match en deux temps, avec une première mi-temps éteinte, et une deuxième mi-temps beaucoup plus inspirée.

Lors de la pause, dans le vestiaire, l'entraîneur a su trouver les mots pour réveiller son équipe.    

« Je ne suis pas violent, mais à la fin, ce sont des émotions qui doivent sortir, a admis Biello, lundi, sur le bord du terrain d'entraînement. Je me sens d'une façon, et je veux que les joueurs se sentent de la même façon. 

« En première demie, ils jouaient pour ne pas perdre, et c'est un autre esprit mental, a fait remarquer Mauro Biello. Je voulais renverser ça un peu. Il y a certaines choses qu'ils devaient faire mieux, et ils sont sortis dans la deuxième demie pour aller gagner ce match-là. »

Les joueurs ont compris le message.

« Des fois, ce n'est pas juste crier, il faut envoyer le bon message, a dit le milieu de terrain Patrice Bernier. On est des professionnels, des adultes, des fois, il fait faire le déclic, et c'est arrivé en deuxième mi-temps, et il faut lui donner le crédit.

« Il a tout simplement dit qu'il fallait jouer pour gagner et non pour ne pas perdre, a confirmé Bernier. Ça a paru en deuxième mi-temps. »

Patrice Bernier a rappelé que la fiche de l'Impact est bien meilleure depuis l'arrivée de Mauro Biello.  

« On a pris 23 points en 11 matchs. Oui, on a Didier [Drogba], mais beaucoup d'autres joueurs ont monté d'un cran.

« Mauro, il est structuré, il est organisé, il parle bien aux joueurs, il communique bien. À date, il a été assez impeccable dans ces ajustements durant les matchs. Il apprend, et les résultats parlent en sa faveur. »

Une prise de pouvoir réussie qui n'a pas échappé à la direction de l'équipe. 

« Il est clair par rapport à ses attentes des joueurs et par rapport à la préparation des matchs, qu'est-ce qu'il attend du groupe, a mentionné Adam Braz, directeur technique de l'Impact. C'est important que les joueurs connaissent ce qu'il pense d'eux, du groupe et vers quelle direction on va. »

« Il a amené ses idées vers l'équipe, vers les joueurs. Il a bien communiqué avec les joueurs par rapport à ce qu'il attend. Il a fait des rotations à certains moments. Et tous les joueurs ont contribué. Il a fait une bonne job », a admis le dirigeant du club.

Quant à lui offrir un contrat d'entraîneur pour la saison prochaine, Adam Braz dit vouloir attendre la fin de la saison pour « analyser la situation » en rapport à sa position d'intérimaire. 

L'Impact de Montréal entre séries d'après-saison, jeudi contre Toronto FC, en bien meilleure position qu'en 2013, contre Houston. 

« En 2013, on avait eu une séquence de mauvais matchs, on n'avait pas bien terminé l'année, se rappelle Maruro Biello, et on allait à Houston, une équipe toujours forte dans les séries d'après-saison. 

« Maintenant, je crois que l'esprit est bon. On a été capables de remonter dans le match d'hier [dimanche]. En même temps, on sait que ça va être difficile, qu'il faudra être à notre mieux pour les battre cette semaine. Il faut que j'équilibre ça cette semaine », a-t-il expliqué.

En tout cas, Mauro Biello n'aura pas grand-chose à faire pour motiver sa troupe. L'Impact de Montréal se voit aller loin.   

« On a démontré que si on est en bonne forme, on est capable de déranger tout le monde, donc ce n'est pas juste de penser qu'il y a un seul match, tu veux jouer les six autres qu'il y a probablement après. La confiance est là », a conclu Patrice Bernier.

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