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Il y a 25 ans, Présence autochtone naissait des cendres de la crise d'Oka

Après les FrancoFolies, le Festival international de Jazz et Juste pour rire, ce sera au tour de Présence autochtone d'envahir la place des Festivals à Montréal à compter de mercredi, et ce, jusqu'au 5 août.

Un texte de Tanya Lapointe

André Dudemaine a fondé Terres en vue, le maître d'œuvre du festival Présence autochtone, en pleine crise d'Oka. L'organisme donnait naissance au festival l'année suivante alors que les tensions politiques étaient encore palpables.

Depuis 25 ans, l'événement permet de tisser des liens avec les Premières Nations et de faire rayonner leur culture. Le festival a connu de nombreuses transformations. Il a aussi permis de faire découvrir de nombreux artistes, de Samian à Elisapie Isaac.

« On avait assez peu d'appui compte tenu du contexte et c'est finalement les artistes qui ont été les premiers à appuyer le projet », explique André Dudemaine, fondateur de Présence autochtone.

« Pour plusieurs artistes traditionnels qui sont souvent cantonnés dans des zones un peu folklorisantes, être au sein d'un grand festival leur offre un repère identitaire et une plateforme d'expression qui est remarquable », ajoute-t-il.

Pendant une douzaine d'années, le festival a eu lieu à la place Émilie-Gamelin avant de déménager à la place des Festivals en 2010.

Les organisateurs se tournent déjà vers l'avenir avec le projet de créer un lieu de diffusion permanent. « Avoir un lieu vraiment symbolique avec une signature architecturale que les visiteurs, quand ils arrivent à Montréal, puissent regarder et se dire qu'il y a une vraie présence autochtone inscrite dans le paysage urbain », espère André Dudemaine.

Le retour de Florent Vollant et de Richard Desjardins

Florent Vollant, alors dans Kashtin, et Richard Desjardins avaient offert un premier spectacle-bénéfice pour financer le tout premier festival. Ils seront de retour sur scène le 31 juillet prochain pour célébrer ce 25e anniversaire.

« C'était mes premières expériences de scène et à l'extérieur de la communauté. D'avoir une connaissance de la culture autochtone par l'intermédiaire de la musique, c'était quelque chose de nouveau », explique Florent Vollant.

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