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Il y a 65 ans, où formait-on les officiers des Forces canadiennes?

En 1952, le Collège militaire royal de Saint-Jean est fondé sous la forme d'un collège classique. Le lieu de formation a comme objectif d'améliorer la représentation des officiers francophones au sein des Forces armées canadiennes. Le bilan dans ce domaine est alors faible. Retour sur les débuts de l'institution avec les journalistes Andréanne Lafond et Jacques Fauteux.

Lors de son inauguration, l’institution d’enseignement, premier collège militaire bilingue au Canada, dispense les cours des deux premières années uniquement. Les cadets doivent donc se rendre, pour terminer leur formation, au Collège militaire royal du Canada, à Kingston, ou bien au Collège militaire Royal Roads Kingston, à Victoria.

En entrevue avec le journaliste Jacques Fauteux pour l’émission Reportages, le capitaine Jean Archambault explique le fonctionnement du collège et en précise les caractéristiques générales. Le rôle des enseignants est simple : préparer des officiers pour la profession militaire en leur donnant une formation militaire et universitaire.

Les cadets, qui paradent fièrement pour la caméra, choisissent, avant d’entrer au collège, une profession dans l’armée, l’aviation ou bien la marine. À Saint-Jean, les cours sont donnés dans la langue maternelle de l'étudiant, mais ils doivent, évidemment, apprendre l’anglais lorsqu’ils s’en vont poursuivre leur formation à Kingston.

La vie au collège

Pour l’émission Reportages, Jacques Fauteux est accompagné par la journaliste Andréanne Lafond. Dans un salon du collège, elle s’entretient avec des cadets au sujet de leur routine et de la vie sur le campus.

Plusieurs sujets y sont abordés : la fréquentation des jeunes filles, le mariage, les résultats scolaires et les loisirs. Les jeunes cadets, visiblement enjoués, répondent très volontiers aux questions, parfois directes, de la journaliste.

Elle s'entretient avec quatre cadets vêtus des différents uniformes du collège. Ils expliquent l’utilité et l’utilisation de chaque uniforme.

Au collège, le code vestimentaire est strict. Le cadet en charge parle d’ailleurs de la rigidité de la discipline. Si un élève perd un morceau de vêtement ou bien un objet appartenant au collège, il s’en suit une accusation et une punition.

Les femmes dans l’armée

Les critères pour accéder au collège : avoir terminé ses études secondaires, être âgé d’au moins 16 ans et, finalement, être un homme. Il faut attendre les années 1980 pour voir les femmes faire leur place dans la profession.

La journaliste Danielle Levasseur s'intéresse à ce sujet dans un reportage diffusé au Téléjournal le 22 septembre 1980. Pour la première fois au pays, une cinquantaine de femmes, qui suivent des cours d’officiers, sont complètement intégrées à la vie d’un collège militaire.

La formation et les critères de sélection sont les mêmes pour les femmes que pour les hommes. Le ministère de la Défense nationale entend poursuivre la mise en place de cette politique d’intégration. Ainsi, tout est mis en œuvre pour que les femmes s'intègrent complètement à la vie militaire.

L’objectif, fort simple, est d’accroître la présence des femmes parmi les Forces armées canadiennes. Le faible contingent féminin, parmi les futurs officiers, s’explique par le fait que les cadets qui suivent une formation d’officiers désirent, généralement, poursuivre une carrière dans les branches opérationnelles de l’armée.

Et, malgré quelques exceptions, les femmes ne sont pas admises dans les branches opérationnelles de l’armée. Pourquoi donc s’inscrire au Collège militaire royal de Saint-Jean?

Parmi cette nouvelle cohorte, elles ont choisi de devenir militaires parce qu’elles ont envie de discipline et, surtout, de défis.

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