Retour

« Il y a beaucoup plus que P.K. à surveiller » - Claude Julien

Les amateurs de hockey montréalais ont encerclé le prochain match de leurs favoris sur leur calendrier depuis un bon moment déjà. Une rare visite de P.K. Subban au Centre Bell à titre de visiteur, sa seconde depuis l'échange qui a créé une commotion aux quatre coins de la province, en est la raison.

Un texte de Félix St-Aubin

Au lendemain d'un revers de 5-3 à Philadelphie, un huitième en neuf rencontres à l'étranger, le Canadien (22-26-6) a repris le collier à l'entraînement, vendredi, à l'aube du duel tant attendu face aux Predators de Nashville (32-12-9).

Tous les joueurs en santé ont foulé la patinoire du Complexe sportif Bell à Brossard. La formation est demeurée inchangée par comparaison à la confrontation de jeudi contre les Flyers (26-19-9).

La commande de samedi s'annonce volumineuse pour le Tricolore, qui aura dans les pattes l'un des favoris dans l'Ouest pour atteindre la finale de la Coupe Stanley.

Transportés par Subban et Pekka Rinne, entre autres, les Predators siègent au sommet de la Division centrale en compagnie des Jets de Winnipeg (32-13-9) et sont engagés dans une lutte sans merci avec les Golden Knights de Vegas (36-14-4) pour la tête de l'association.

« C'est sûr que ça peut toujours aider [pour la motivation d'affronter une équipe de pointe], mais au bout du compte, tu espères toujours que ton club sera prêt à jouer contre n'importe quelle équipe », a dit Claude Julien.

Le moment est fort bien choisi pour se mesurer aux représentants de la capitale du country, défaits dans leurs deux premiers duels en sol canadien, mercredi à Toronto, en tirs de barrage, et jeudi à Ottawa, en prolongation.

Ce court et éreintant voyage de trois matchs en quatre jours au nord de la frontière prendra fin là où tout a commencé pour Subban.

« C'est toujours le fun d'affronter un ancien coéquipier avec qui tu as joué pendant longtemps, a souligné le vétéran Tomas Plekanec. Il va y avoir des blagues, on va se narguer un peu, mais on veut surtout gagner le match. C'est ce qui compte. »

N'en déplaise à plusieurs, essentiellement ceux qui tentent ardemment d'oublier le départ de Subban, tous les rendez-vous opposant le défenseur vedette et son ancienne organisation ont une attention et une saveur particulières.

Et ce sera le cas jusqu'au jour où il raccrochera ses patins en raison de la renommée acquise pendant son passage à Montréal.

Les Predators d'abord

Le CH et les Predators ont croisé les bâtons plus tôt cette saison, à la fin du mois de novembre, à Nashville. Les locaux avaient gagné 3-2 après la fatidique séance de tirs au but, ce qui avait augmenté à cinq la série d'insuccès des Montréalais.

Les deuxièmes retrouvailles de Subban avec l'équipe qui a prononcé son nom au 43e échelon (2e tour) du repêchage de 2007 avaient donné lieu à une empoignade avec Brendan Gallagher. Le combatif attaquant, fidèle à lui-même, s'était montré insistant près de la cage de Rinne. Un peu trop au goût du gardien finlandais.

S'attend-il à refaire quelques pas de danse avec celui qui pourrait remporter son second trophée Norris en juin?

« Je ne sais pas, il fera ce qu'il fait habituellement, et de mon côté je m'occuperai de mon match. Je jouerai de la même manière que je le fais contre tout le monde, peu importe l'adversaire. Ce sera excitant et plaisant. »

Gallagher porte son attention sur le groupe qui s'alignera devant lui et non sur un individu en particulier. Même si cette personne est une arme redoutable qui a produit 15 buts et 28 mentions d'aide en 53 rencontres à la ligne bleue.

D'ailleurs, si la tendance se maintient, Subban est en voie de surpasser ses marques personnelles pour les buts (15) et pour les points (60). Le Torontois semble bien plus à l'aise dans le système de Peter Laviolette après une saison d'adaptation.

L'entraîneur-chef du Canadien partage la ligne de pensée de Gallagher.

« Il est l'un de ces joueurs qui semblent se faire remarquer, a observé Julien. Il va y avoir une bataille dans le coin et elle durera un peu plus longtemps que les autres. Il possède des habiletés, il a un bon tir, il voit bien le jeu, il est un bon joueur. Mais lorsque je regarde Nashville, je regarde bien plus que P.K. parce qu'il y a beaucoup plus que P.K. à surveiller. »

La collectivité avant l'individualité, donc. Un air de déjà... entendu.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Les régimes: 10 mythes tenaces