L'arrivée des nouveaux trains Azur a poussé la STM à se doter d'un tout nouveau simulateur destiné à la formation de ses 400 opérateurs. L'investissement de près de 2,5 millions de dollars offre un niveau de réalisme qui permet de préparer les conducteurs à toutes les formes d'imprévus. Voyage à bord de ce métro virtuel.

Un texte de Vincent Maisonneuve

Notre parcours s’amorce dans une réplique virtuelle de la ligne orange. Une employée de la Société de transport de Montréal (STM), Nancy Lacaille, grimpe à bord du simulateur, une copie conforme de la cabine de pilotage du train Azur. Cela fait un moment que la chef de section n’avait pas pris les commandes d’une rame de métro.

Anne Fontaine explique que la société de transport a jugé nécessaire d’investir près de 2,5 millions de dollars pour « s'assurer que tous les opérateurs soient formés avant l'arrivée des nouveaux trains Azur. Comme on n'avait pas les trains, il fallait un moyen pour assurer les formations. »

L’ingénieur électrique, Alain Charette, souligne que le train Azur représente un bond technologique d’une quarantaine d’années par rapport aux anciennes rames du métro. « Il y a beaucoup de matériel informatique qui a été ajouté. Beaucoup de nouveaux contrôles à faire. Les méthodes de conduite du train sont relativement les mêmes, mais les moyens ont beaucoup évolué. »

Une fois installé aux commandes, l’élève doit d’abord savoir maintenir une vitesse optimale sans jamais la dépasser. Rouler trop lentement pourrait ralentir le service. Ensuite, il faut évidemment savoir freiner au bon endroit en arrivant au quai.

Ce genre de manœuvres est relativement simple. Chaque opérateur doit effectuer un premier parcours derrière les commandes. Ensuite, il peut céder le contrôle au pilote automatique.

Mais même si les nouveaux trains peuvent se conduire tout seuls, le simulateur permet de préparer l’opérateur à toute éventualité. « On peut procéder à différents scénarios de formation, explique Anne Fontaine. On peut provoquer une panne, simuler un malaise chez un passager. Si on décide de faire un dégagement de fumée dans le tunnel, on peut voir de quelle façon l'opérateur réagit. Ensuite, on peut intervenir si les procédures ne sont pas respectées correctement. »

La conseillère en formation souligne que ce genre d’entraînement en situation d’urgence serait presque impossible à réaliser dans la réalité.

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