Retour

Inondations : nouveau plan salué par les maires de Rigaud et de Gatineau

Si les maires de Rigaud et de Gatineau se disent mieux préparés pour faire face aux inondations après l'annonce d'un nouveau plan par le ministre Martin Coiteux, le regroupement des sinistrés du printemps 2017 se désole du manque de mesure pour les accompagner.

Quelques heures après l’annonce du ministre québécois de la Sécurité publique Martin Coiteux d’un nouveau plan pour faire face aux inondations, des maires de municipalités particulièrement touchées en 2017 se sont dits satisfaits des mesures prises.

« J’applaudis ce plan d’action », a déclaré le maire de Rigaud, Hans Gruenwald Jr.

Il se dit persuadé que la municipalité saura faire face à de nouvelles inondations et accueille favorablement les investissements faits par Québec.

Le gouvernement a notamment imposé aux municipalités de la province de mettre sur pied un plan d’urgence d’ici 18 mois.

Même son de cloche du côté du maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, qui estime que le plan de Québec reflète bien les nombreuses discussions entre les acteurs municipaux et provinciaux.

« C'est extrêmement important que l'on soit prêts pour l'avenir », a-t-il souligné, précisant toutefois que du travail restait à faire pour simplifier les démarches administratives pour les demandes d’aide aux sinistrés.

« C’est un fouillis au niveau administratif, on met les sinistrés dans des situations vraiment intenables qui ont duré des mois », a raconté le maire au micro de Midi info.

M. Pednaud-Jobin demande donc au ministre Coiteux de réviser ces procédures « avant la prochaine saison des inondations ».

Les sinistrés oubliés

Pour sa part, le porte-parole du Regroupement des sinistrés du Québec, Steve Beauchamp, se désole que le plan ne réserve rien aux sinistrés du printemps dernier.

« On n'a un peu l'impression que c'est un peu trop tard », estime-t-il.

Selon M. Beauchamp, plusieurs sinistrés vivent de la détresse, certains ont même tenté de s’enlever la vie, et il juge que des montants auraient dû leur être alloués pour de l’aide psychologique.

Il compte d’ailleurs profiter de ses prochaines rencontres avec le ministère de la Sécurité publique pour réclamer une part du budget annoncé aujourd’hui.

Plus d'articles